Africa-Press – Congo Kinshasa. « L’objectif est d’obtenir l’annulation urgente de la décision (du) ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), désactivant du fichier paie du SECOPE les enseignants grévistes car jusqu’à présent nous considérons que cette décision est illégale », explique, sur Top Congo FM, la sénatrice Francine Muyumba, auteure de la question orale avec débats adressée à Tony Mwaba.
Francine Muyumba rappelle que « le droit de grève est garanti aux travailleurs en vertu de l’article 193 de la loi de 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’État ».
À travers cette démarche, elle veut que le ministre de l’EPST « nous dise s’il y a effectivement grève au sein des établissements publics de l’enseignement primaire secondaire et technique. Il doit aussi éclairer la chambre haute du Parlement sur les revendications des enseignants grévistes et ensuite éclairer notre chambre sur le cadre légal de sa décision ».
Francine Muyumba espère que « le Sénat va juger recevable cette question, considérant l’urgence et la nécessité ».
À la veille de la rentrée scolaire, les enseignants affiliés à des syndicats ont séché les cours, exigeant l’amélioration de leurs conditions socio-professionnelles.
Accusés d’avoir « séché les cours sans motif valable », quelques enseignants du collège Boboto et du lycée Sacré cœur ont même été déjà désactivés de la fiche de paie de SECOPE.
Ce qui a provoqué la colère des enseignants à travers le pays, rappelant que la grève est un droit.





