Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la sécurisation de ses communications administratives. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a validé la mise en place d’un nouveau régime national de classification des documents officiels, destiné à mieux protéger les informations sensibles face aux risques croissants de fuites sur les plateformes numériques.
Cette réforme, portée par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, prévoit l’instauration de quatre niveaux de classification des documents administratifs, à savoir: Hautement confidentiel, Confidentiel, Classifié et Non classifié. L’objectif est de renforcer la protection des correspondances officielles et de mieux encadrer leur circulation au sein de l’administration publique.
Dans ce nouveau dispositif, l’accès aux documents sensibles sera strictement réservé aux agents habilités. Les autorités entendent également renforcer la traçabilité des échanges afin de mieux identifier l’origine d’éventuelles fuites et garantir une gestion rigoureuse des informations stratégiques.
Cette mesure vise à instaurer une culture plus stricte de la confidentialité dans l’administration publique, à l’heure où la circulation rapide des informations sur les réseaux numériques expose les institutions à des risques accrus de divulgation.
La réforme prévoit par ailleurs des règles disciplinaires plus strictes concernant la transmission des documents administratifs. Il sera désormais formellement interdit de partager des documents sensibles via des messageries privées ou des plateformes non sécurisées.
Les autorités entendent ainsi mettre fin à certaines pratiques jugées à risque, notamment l’utilisation d’applications de messagerie grand public pour l’échange de correspondances officielles.
À travers ce nouveau régime de classification, le gouvernement souhaite préserver l’intégrité de l’action publique et adapter l’administration aux réalités de l’ère numérique. La réforme marque également la volonté des autorités de renforcer la discipline administrative et de lutter contre les divulgations non autorisées de documents officiels.
Avec cette décision, l’exécutif congolais entend envoyer un signal clair: la protection des informations stratégiques de l’État devient désormais une priorité dans la gestion des affaires publiques.





