L’EPST enquête sur les spoliations de son patrimoine (Ministre)

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L’EPST enquête sur les spoliations de son patrimoine (Ministre)
L’EPST enquête sur les spoliations de son patrimoine (Ministre)

Africa-PressCongo Kinshasa. Le ministre de l’EPST annonce la mise en place “d’une commission chargée d’enquêter sur les spoliations du patrimoine de l’EPST. Cette commission a 45 jours. Les gens seront déployés, même les provinces éducationnelles (PROVED) et les sous-proved vont nous aider. Au bout de 45 la commission mettra à disposition un rapport”.

“S’il faut déférer en justice des gens qui ont spolié le patrimoine de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) et qui perçoivent des loyers au dos du ministère ou qui profitent autrement du patrimoine de l’EPST, nous le ferons. Nous n’hésiterons pas de déférer certains responsables devant la justice”, prévient Tony Mwaba, invité du Magazine Le Débat sur Top congo fm.

Alors que ce patrimoine n’est pas protégé par la loi, car n’ayant pas de titres de propriété, selon notamment le rapport d’une enquête menée à l’époque de Maker Mwangu, Tony Mwaba estime que “c’est l’administration du ministère qui doit normalement travailler sur cet aspect conformément au principe de la continuité du service administratif. Mais, cela n’empêche pas la commission de revenir sur ce qui a été fait pour clarifier les choses”.

Retenue à la source illégale

Pendant que plusieurs enseignants dénoncent la retenue à la source de leur salaire pour des exigences des coordinations de certaines écoles conventionnées, il précise que “ce n’est pas le gouvernement ni les opérateurs de la paie qui sont à la base de ces actes. Ça se passe au niveau des autorités spirituelles de ces écoles”.

Mais, Tony Mwaba insiste sur le fait qu'”aucune autorité spirituelle n’a le droit d’opérer une retenue salariale sur l’enveloppe de paie des enseignants. C’est illégal. Et aucun enseignant ne doit se sentir obligé de contribuer à la construction des diocèses ou des travaux qui peuvent se faire au niveau des églises. Ils n’ont aucune obligation légales”.

Le ministre de l’EPST appelle les enseignants victimes de ces pratiques à “les dénoncer dans des parquets se situant éventuellement dans leurs territoires et les magistrats les prendront en charge. Je vais saisir officiellement mon collègue de la Justice pour qu’il nous aide à instruire les magistrats pour qu’ils saisissent de ces cas des enseignants”.

Provinces éducationnelles inutiles

Deux mois après sa nomination à la tête de ce ministère, il reconnaît tout de même que “nous avons une grande difficulté par rapport à la convention qui lie l’État et toutes ces écoles conventionnées. Nous allons nous y atteler pour remettre un peu cette convention sur la table, voir ce qui ne marche pas et essayer de corriger beaucoup de choses qui facilitent ces pratiques que les enseignants dénoncent”.

Par rapport aux sous-divisions non viables créées récemment, il rappelle que “nous avons, aujourd’hui, 58 provinces éducationnelles qui ont été créées. D’ailleurs, je l’avais dénoncé en son temps. C’était inutile et cela vient alourdir la machine pour rien. Nous avons un programme en cours pour la rationalisation de tous les bureaux gestionnaires avec l’appui d’un partenaire”.

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