Africa-Press – Congo Kinshasa. Ce lundi 23 février 2026, l’intersyndicale de l’administration urbaine a organisé un sit-in devant le bâtiment de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, en plein cœur de la ville.
En cause: le non-paiement de neuf mois d’arriérés de salaires accumulés au cours de l’année 2025. Insatisfaits des négociations entamées depuis le jeudi 19 février dernier avec le Ministère provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, les agents et cadres issus de toutes les directions de la division provinciale dénoncent une situation devenue, selon eux, intenable.
Outre les arriérés, les manifestants pointent également de graves retards et des dysfonctionnements dans l’organisation de la paie du mois de janvier 2026, actuellement en cours. Une situation qui, estiment-ils, compromet déjà le lancement du paiement du mois de février.
Prenant la parole au nom de l’intersyndicale de l’administration publique de Kinshasa, Guelord Luyeye a rappelé les principales revendications des agents, notamment l’apurement intégral de la dette salariale contractée en 2025. Selon lui, le gouvernement provincial avait opté pour le paiement prioritaire du mois de janvier 2026, avec la promesse d’enchaîner rapidement avec celui de février. Une démarche qui avait, dans un premier temps, contribué à apaiser les tensions.
Cependant, les syndicats maintiennent que le règlement des arriérés reste une priorité absolue, s’inquiétant que la banque chargée de la paie des agents de la ville ne disposerait pas des capacités logistiques et opérationnelles suffisantes pour assurer un paiement fluide et régulier, comme preuve, certains agents seraient contraints d’attendre entre deux et quatre jours avant de percevoir leur rémunération mensuelle.





