
Africa-Press – Congo Kinshasa. De la région du Kasaï à la région du Katanga, le train reste le moyen de transport le plus rassurant pour la classe moyenne. Cependant, il a été constaté que bon nombre de Congolais de l’espace du Kasaï utilisent le train-marchandise pour se rendre au Katanga sans que cela ne préoccupe au plus haut point les Dirigeants.Les déraillements enregistrés récemment à Lubudi, territoire situé dans la province du Lualaba, sont une preuve tangible.
La Société Nationale des Chemins de Fer du Congo est, depuis un temps, accusée de « légèreté » dans l’organisation des voyages de ses trains-marchandises. Les structures de la société civile du Haut-Katanga l’ont dit après les déraillements à répétition. « Nous ne comprenons pas comment et pourquoi la SNCC laisse voyager les êtres humains en train marchandise alors qu’elle a tous les moyens pour les en empêcher » dit Christophe Kalenga.
Consultant International et Expert en communication, Karl Nawej s’interroge sur cet état de chose en s’exclamant. « Comment expliquer ou justifier le fait qu’une entreprise étatique, la SNCC, transporte des milliers de personnes, entassées comme du bétail, du Kasaï au Katanga dans des wagons destinés au fret? Et personne ne s’en indigne! ». Pour lui, cette situation devrait interpeller les Dirigeants au niveau national et provincial.
Rappelons, tout de même, que lors de son dernier voyage à Lubudi pour palper du doigt la réalité et analyser les dégâts du déraillement qui avait, au mois de mars, emporté plusieurs vies humaines, le Ministre National des transports et voies de communication, Chérubin Okende, avait promis des sanctions exemplaires. La société civile note, avec regret, que personne n’a été sanctionnée. Elle alerte que les wagons destinés au fret continuent à transporter des êtres humains.
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