Africa-Press – Congo Kinshasa. Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu n’utilise pas la langue de bois dans son message à l’occasion du nouvel an 2026. Signé par sa président Nene Bintu, ce message met en lumière les violations des droits humains perpétrées tant dans les zones sous occupation de l’AFC/M23 que celles gérées par Kinshasa.
Me Nene Bintu constate que nombreux de Congolais n’ont même pas eu le privilège de fêter car déplacés en brousse, dans les familles d’accueil. Leurs champs étant détruits, exilés ou réfugiés, expérimentant la douleur de vivre loin de leurs. Ceux qui sont restés n’avaient pas d’autres choix, quoique résilients, certains expérimentent les fouets, les emprisonnements. Car la liberté d’expression, de manifestation, de réunion leur sont désormais interdites dans les zones contrôlées par la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Elle note également qu’il y a des opposants en exil, par peur de représailles du Régime de Kinshasa.
Pendant que la nuit du 31 décembre 2025, il y avait du feu d’artifice à Bukavu, dit-elle, il y a des citoyens qui étaient fouettés dans les cachots secrets, qui meurent sans défense. Certaines sources font état de traitements pareils dans certains cachots sous haute sécurité à Kinshasa, la capitale du pays, siège des institutions.
Pendant ce temps, ce sont les champagnes qui coulent à flots à Kinshasa. Ce, en oubliant la misère de la population du Kivu, de l’Ituri, Maindombe, du Kwango et Kwilu.
L’argent du trésor public en villégiature
Sans compter la plupart des Autorités du pays sont allées festoyer à l’étranger, dilapidant ainsi à des fins de villégiature, l’argent du trésor public. Et sont rares ceux qui se posent la question sur ces défaites honteuse des FARDC et Wazalendo dans la partie Est du pays, sur ces violations répétitives des accords de Doha et Washington et les blocages du dialogue national à telle enseigne que le peuple s’interroge d’où viendra le salut. Car désormais toute initiative de paix est sabotée ou relativisée y compris la souffrance du peuple.
À cela s’ajoute la démarche du Président américain Donald Trump qui n’a pas été suivi d’effet jusqu’à présent alors que la société civile lui souhaite de tous ses vœux, le prix Nobel de la paix.
Elle dénonce que les journalistes, animateurs de la société civile et défenseurs de droits humaines en général expérimentent des moments difficiles tant dans les zones dites libérées que celles contrôlées par le Gouvernement congolais.
Et conclut son message avec l’extrait de la lettre Patrice Emery Lumumba écrite en prison à quelques jours de son assassinat, étant donné que le mois de janvier est consacré à la célébration des martyrs: le 4 janvier ; le 16 janvier et le 17 janvier.
Aux rebelles et aux Autorités de Kinshasa, elle recommande de laisser la société civile faire son travail en toute indépendance, de cesser la guerre et de bâtir le Congo en mettant de côté le tribalisme et tout autre antivaleur qui gangrène la société.





