Africa-Press – Congo Kinshasa. Le cadre de concertation entre le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et le ministère de la Justice a tenu sa dernière réunion de l’année 2025, le mardi 30 décembre, sous la présidence du Président Dieudonné Kamuleta à la Cour constitutionnelle. Cette séance, à laquelle a pris part le ministre de la Justice Guillaume Ngefa, a permis de faire le point sur les avancées réalisées et de tracer les priorités pour l’année à venir.
Au cœur des discussions, le projet de décret portant création de l’Inspectorat Général des Services Judiciaires et Pénitentiaires a été examiné. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer le contrôle et la supervision des services judiciaires, pour une justice plus rigoureuse et responsable.
Le ministre Guillaume Ngefa a souligné l’importance de ce cadre permanent de concertation, qu’il qualifie d’« essentiel » pour améliorer l’administration de la justice et garantir une justice indépendante, rigoureuse et empreinte de responsabilité. Il s’est également félicité des sanctions disciplinaires récemment appliquées à l’encontre de magistrats impliqués dans des affaires de spoliation de biens immobiliers et fonciers, témoignant selon lui d’une volonté commune de restaurer l’intégrité et la crédibilité du système judiciaire.
Les échanges ont porté aussi sur les procédures de saisie et d’exécution, en particulier le rôle de certains huissiers de justice. Le ministre a relevé les progrès réalisés et la synergie renforcée entre les institutions, affirmant que ces avancées contribuent à une justice plus efficace, cohérente et véritablement au service de la population. Cette dynamique, a-t-il ajouté, constitue le socle d’une réforme durable attendue en 2026.
Le Procureur général près le Conseil d’état, Jean‐Pierre Mukolo, a pour sa part insisté sur la poursuite de la moralisation du corps judiciaire. Il a annoncé un durcissement des sanctions contre les magistrats, auxiliaires de justice et avocats qui exécuteraient des décisions non définitives, pratiques qu’il a qualifiées de facteurs fragilisant le climat des affaires et la confiance des investisseurs.
Par ailleurs, le Procureur a rappelé l’exigence du strict respect du droit OHADA, notamment en matière de saisies concernant les institutions financières. Il a aussi souligné la nécessité de valoriser le capital humain que représentent les magistrats, via une réorganisation appropriée et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, avec l’appui du Gouvernement.
Enfin, le ministre Guillaume Ngefa a réaffirmé la détermination de son institution à poursuivre en 2026 la réforme de la justice, pour une institution intègre, moderne et pleinement au service des citoyens congolais.





