En Côte d’Ivoire, Gbagbo et Bédié cherchent des terrains d’entente pour les locales

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En Côte d’Ivoire, Gbagbo et Bédié cherchent des terrains d’entente pour les locales
En Côte d’Ivoire, Gbagbo et Bédié cherchent des terrains d’entente pour les locales

Florence Richard

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Les deux anciens présidents discutent de candidatures communes pour les élections régionales et municipales du 2 septembre. Une commission paritaire, composée de vingt-quatre membres du PDCI et du PPA-CI, est chargée d’arbitrer.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo ont entamé des discussions en vue de conclure d’éventuelles alliances lors des scrutins locaux – élections régionales et municipales – du 2 septembre, pour espérer contrer la majorité présidentielle annoncée en position de force.

Ces échanges se déroulent dans le cadre d’une commission paritaire composée de vingt-quatre membres – douze par parti – dans laquelle siègent notamment les directeurs de cabinet des anciens présidents, Bernard Ehouman (PDCI) et Emmanuel Ackah (PPA-CI), ainsi que les porte-paroles des partis.

« Au cas par cas »

Cette commission s’est déjà réunie discrètement à deux reprises, à Abidjan. Ces réunions avaient pour objectif de dresser le bilan des alliances conclues lors des législatives de mars 2021 entre le PDCI et les pro-Gbagbo, alors réunis sous la bannière EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté). Le PPA-CI ne sera lancé que sept mois plus tard, en octobre 2021, au retour de l’ancien président à Abidjan après son acquittement définitif par la Cour pénale internationale (CPI).

Les prochaines rencontres, prévues pour se tenir hebdomadairement, seront plus déterminantes. Les deux formations d’opposition entreront dans le vif du sujet avec, sur la table, des arbitrages pour les élections régionales, puis pour les municipales.

« Les alliances ne seront pas systématiques, elles se feront au cas par cas », précise un cadre du PDCI qui souligne que les conditions de ces alliances n’ont pas été arrêtées. À Yopougon, considéré comme l’un des fiefs de Gbagbo mais dirigé depuis une décennie par un maire issue du camp présidentiel, le candidat PDCI Dia Houphouët Augustin Yohou retirera t-il sa candidature au profit de celle du député PPA-CI Michel Gbagbo pour faire barrage au président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo ?

Simone Gbagbo pas conviée

À Port-Bouët, commune acquise au PDCI, le porte-parole du PPA-CI, Justin Koné Katinan fera-t-il de même face au maire sortant Emmou Sylvestre ? Les débats pourraient être houleux. À l’intérieur même des partis, le principe de ces accords ne fait pas l’unanimité.

Pour l’heure, les autres partis d’opposition, parmi lesquels le Mouvement Génération Capable (MGC) de l’ancienne première dame Simone Gbagbo, n’ont pas été conviés à la table des négociations.

Le Front populaire ivoirien (FPI) dirigé par Pascal Affi N’Guessan a, de son côté, signé « un accord de partenariat » pour « la réconciliation nationale, la cohésion sociale et la démocratie » avec le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti d’Alassane Ouattara.

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