Lutte contre l’orpaillage clandestin, la traque contre les chercheurs illégaux d’or livre ses premiers résultats dans 302 localités du pays

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Lutte contre l'orpaillage clandestin, la traque contre les chercheurs illégaux d'or livre ses premiers résultats dans 302 localités du pays
Lutte contre l'orpaillage clandestin, la traque contre les chercheurs illégaux d'or livre ses premiers résultats dans 302 localités du pays

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Depuis son accession à la tête du ministère des Mines, du Pétrole et d’Énergie en mai 2022, Mamadou Sangofowa Coulibaly, a inscrit en bonne place dans l’agenda de ses priorités, la lutte contre le phénomène de l’orpaillage clandestin, qui constitue un véritable danger pour l’environnement.

Pour se donner les moyens d’éradiquer ce phénomène, il a mis en place plusieurs groupes de travail dont un dédié à la problématique de l’orpaillage illégal. Dans la dynamique de ses initiatives, Mamadou Sangofowa a redynamisé la Brigade de Répression des Infractions au Code Minier (BRICM). Il l’a étoffé tant au plan humain qu’en matériel, à l’effet de booster cette lutte, en collaboration avec le Conseil National de Sécurité (CNS).

La mission de cette brigade est de constater les infractions au Code Minier, en particulier l’orpaillage illégal, en rassembler les preuves et de rechercher leurs auteurs. La BRICM agit en tant que point focal pour les enquêtes internationales sur le trafic illicite de minerai et de substances de carrière. Tout cela, en parfaite symbiose avec le Conseil National de Sécurité (CNS), à qui la BRICM transmet les informations sur les sites illégaux recensés.

Le CNS, quant à lui, se charge du déguerpissement de ces sites illégaux à travers son unité opérationnelle dénommé le Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal (GSLOI), rattaché au Conseil National de Sécurité (CNS).

Le GSLOI est donc composé de Gendarmes, d’agents des Eaux et Forêts et aussi d’agents assermentés de l’administration des Mines.

Après plusieurs mois d’opération sur le terrain, les résultats de la lutte tels que livrés sont encourageants. En effet, du dimanche 1er janvier au mardi 31 octobre 2023, des opérations de répression ont été menées par le GSLOI suite aux informations de la BRICM, dans trois cent deux (302) localités réparties dans vingt-cinq régions administratives et le district de Yamoussoukro.

Au cours de ces opérations, mille quatre-vingt-dix-huit (1098) sites d’orpaillage illégal ont été traités. L’on enregistre 501 individus interpellés. Au chapitre du matériel saisi lors de cette période, il s’agit de 807.904.865 francs CFA en numéraires, 9407,9 g d’un métal jaune semblant être de l’or, 18,99 carats de pierre semblant être du diamant, 346 sacs de minerai, 3062,63 g de mercure, 07,5 g de cannabis, 17 balances électroniques sensibles, 33 véhicules, 01 camionnette, 01 porte-char, 35 pelleteuses dont vingt-et-un (21) transportées sur sites de stockage et quatorze (14) irrécupérables restées sur site, 220 motocyclettes, 05 tricycles, 166 groupes électrogènes, 2342 motopompes, 219 rouleaux de tuyaux de motopompe, 06 fusils de type calibre 12, 01 revolver, 92,07 mètres de cordeau détonant, 56 barres d’explosif, 52 détonateurs électriques, 92 marteaux-piqueurs, 46 détecteurs de métaux, 35 kg de chlore et divers autres matériels liés à l’orpaillage illégal.

Au titre du matériel détruit, l’on enregistre plus de 71248 abris de fortune, 2229 dragues, 12 fonderies, 1122 concasseurs artisanaux, 430 motopompes, 50 tuyaux de motopompes, 08 groupes électrogènes, 15 broyeuses, 161 tricycles, 147 motocyclettes, 172 laveries et divers autres matériels liés à l’orpaillage illégal.

Le constat est clair, la détermination du GSLOI, sous la direction du CNS, enregistre de bons résultats même si la bataille est loin d’être gagnée.

Ainsi, outre la conjugaison des efforts et la coopération sous-régionale appelées de tous ses vœux, le Ministre des Mines entend mettre l’accent sur la sensibilisation en impliquant les chefs coutumiers et les propriétaires terriens. Celle-ci va démarrer très prochainement par une rencontre avec la Chambre des Rois et chef traditionnels, à Yamoussoukro.

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