Sommet sur l’IA à Paris : l’Afrique au cœur de la révolution de l’IA, une contribution essentielle et méconnue

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Sommet sur l’IA à Paris : l’Afrique au cœur de la révolution de l’IA, une contribution essentielle et méconnue
Sommet sur l’IA à Paris : l’Afrique au cœur de la révolution de l’IA, une contribution essentielle et méconnue

Eric Ngarlem Toldé

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Alors que Paris accueille une semaine d’événements consacrés à l’Intelligence artificielle, il est crucial de mettre l’accent sur le rôle essentiel de l’Afrique dans ce domaine en plein essor de notre ère. Derrière les grandes entreprises de l’IA se trouvent des milliers de travailleurs africains, les “petites mains” qui permettent aux algorithmes d’apprendre et de fonctionner selon les experts.

Depuis le 6 février dernier, en marge du Sommet international pour l’action sur l’Intelligence Artificielle (IA) qui s’ouvre ce 10 février, Paris est le théâtre d’une série d’événements, avec pour objectif de positionner la France et l’Union européenne comme des acteurs majeurs de cette révolution technologique relève le président français, Emmanuel Macron. Si les géants américains et chinois dominent actuellement le secteur, l’Afrique se révèle être un acteur indispensable, bien que souvent méconnu.

Les “petites mains” africaines de l’IA

Les mastodontes de l’IA nécessitent des “petites mains” pour nourrir les IA, beaucoup sont basées en Afrique. Au cœur de cette révolution se trouvent les “annotateurs” et “étiqueteurs” de données, des travailleurs chargés de préparer les données qui alimentent les algorithmes d’IA. Ces “petites mains” sont majoritairement basées en Afrique, où elles réalisent un travail fastidieux et répétitif. Identifier des objets sur des images, retranscrire des textes, etc.

Si leur contribution est essentielle au fonctionnement de l’IA, ces travailleurs africains sont souvent confrontés à des conditions de travail difficiles et à des rémunérations très faibles. Au Kenya, par exemple, des travailleurs ont récemment déposé une pétition au Parlement pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer une meilleure protection de leurs droits.

Malgré ces difficultés, l’Afrique se positionne de plus en plus comme un acteur clé de l’IA de demain. De nombreux projets de recherche et de développement sont menés sur le continent, et des entreprises africaines commencent à émerger dans ce secteur.

Pour l’Afrique, l’IA représente un enjeu de souveraineté. En développant ses propres compétences dans ce domaine, le continent peut s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis des grandes entreprises étrangères et créer des solutions adaptées à ses propres besoins.

Alors que le monde se tourne vers l’IA, il est essentiel de reconnaître la contribution essentielle de l’Afrique à cette révolution technologique. En soutenant les travailleurs africains de l’IA et en encourageant le développement de compétences locales, nous pouvons construire un avenir où l’IA bénéficiera à tous, et pas seulement à quelques privilégiés.

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