49 soldats ivoiriens écroués au Mali, en tournée à l’intérieur du Pays, l’appel de la CONASU aux populations, voici l’action menée à la frontière malienne de Pogo

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49 soldats ivoiriens écroués au Mali, en tournée à l'intérieur du Pays, l'appel de la CONASU aux populations, voici l'action menée à la frontière malienne de Pogo
49 soldats ivoiriens écroués au Mali, en tournée à l'intérieur du Pays, l'appel de la CONASU aux populations, voici l'action menée à la frontière malienne de Pogo

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Les responsables de la Coalition nationale pour le sursaut (CONASU), ont décidé de tirer le taureau par les cornes. La situation des quarante-neuf soldats ivoiriens détenus depuis plus d’un mois au Mali et écroués par la justice malienne est au centre de la préoccupation des jeunes leaders de la CONASU.

Cette coalition des jeunes de plusieurs partis politiques et de la société civile a décidé, après la marche organisée à Abidjan et qui a vu l’empêchement de la tenue des concerts de certains artistes maliens, est en mission de sensibilisation depuis le vendredi 19 août 2022 dans des villes de l’intérieur du Pays.

En effet, Awassa Abdoul, l’un des porte-parole de la CONASU et ses camarades étaient pour la première étape de cette journée, à Yamoussoukro.

Dans la capitale politique et administrative du Pays, les leaders de la CONASU y ont rencontré toutes les couches de la population.

Ils ont invité les jeunes, femmes, religieux, chefferie traditionnelle et la communauté de la CEDEAO vivant à Yamoussoukro la situation des 49 soldats ivoiriens écroués au Mali.

Pour Awassa Abdoul et ses camarades de la CONASU, il était question d’expliquer au mieux la situation des 49 militaires jetés en prison au Mali par la junte militaire.

« Nous avons trouvé nécessaire d’aller à la rencontre des populations à l’intérieur du pays. Nous leur avons fait un exposé clair de la situation de nos militaires incarcérés injustement à Bamako. Pour nous ivoiriens, la situation fait mal et nous sommes meurtris. Mais à la tribune, nous avons demandé à nos jeunes frères, à la chefferie, aux communautés, à la communauté CEDEAO et aux mamans de rester sereins puis de faire confiance au président de la République, Alassane Ouattara. », affirment-ils.

Après Yamoussoukro, les leaders de la CONASU ont mis le cap sur Bouaké le samedi 20 août 2022. Poursuivant leur mission de sensibilisation et de mobilisation, Awassa Abdoul et ses amis ont expliqué aux populations de la région du Gbêkê que s’il est vrai que le chef de l’Etat Alassane Ouattara a opté pour la voie diplomatique dans la résolution de cette crise, il est nécessaire pour les populations de rester mobilisé pour exiger la libération sans conditions des soldats ivoiriens.

Ils ont aussi invité les populations de Bouaké de ne pas se tromper d’adversaires en s’en prenant à la communauté malienne en Côte d’Ivoire.

« Nous avons exhorté la population de ne pas s’en prendre à la forte communauté malienne basée en Côte d’Ivoire. Au contraire, nous les avons motivés à nous rejoindre pour parler à Assimi Goïta et à ses camarades afin que dans un bref délai nos frères militaires recouvrent leur liberté et rentrent en Côte d’Ivoire. Notre message a été clair et nous attendons que les lignes bougent au niveau du Mali. Nous souhaitons simplement que la junte militaire au pouvoir au Mali perçoive les signaux que les Ivoiriens leurs envoient. », précise Awassa Abdoul.

Après l’étape de Bouaké, le cap sera mis sur la ville de Ferkéssédougou et de Korhogo. Le même message à la mobilisation sera véhiculé dans ces deux villes avant que les leaders de la CONASU mettent le cap sur Pogo, à la frontière de la Côte d’Ivoire avec le Mali.

À la frontière de Pogo, la CONASU a voulu mener des actions fortes pour attirer l’attention des autorités maliennes sur la nécessité de libérer les soldats ivoiriens.

« On n’a pas manqué d’interpeller le chef de la junte Assimi Goita pour que nos 49 soldats soient libérés », lâche Awassa Abdoul.

Enfin, à la frontière malienne de Pogo, les responsables de la CONASU ont, avec la communauté malienne, plaidé pour la libération des 49 militaires ivoiriens.

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