10300 enseignants contractuels déplorent le non paiement de leurs salaires des mois d’août et septembre

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Côte d'Ivoire : 10300 enseignants contractuels déplorent le non paiement de leurs salaires des mois d'août et septembre
Côte d'Ivoire : 10300 enseignants contractuels déplorent le non paiement de leurs salaires des mois d'août et septembre

Africa-PressCôte d’Ivoire. Recrutés en 2019 pour une période de 2 ans dans le cadre du PSGouv, le contrat des enseignants contractuels du secondaire, du préscolaire et du primaire a en principe pris fin depuis le 30 septembre 2021. L’heure est désormais à l’intégration des 10300 jeunes à la fonction publique.

En attendant la signature du décret de leur intégration par le chef de l’Etat ivoirien, les 10300 enseignants recrutés au cours d’un concours lancé par Feu Amadou Gon Coulibaly, le 28 avril 2019 à Abidjan, ils ne sont pas du tout satisfaits de leur traitement. Selon des informations en notre possession, ces derniers sont sans salaire depuis 2 mois.

Recrutés comme enseignants contractuels, les 10300 enseignants devraient percevoir la somme de 100.000, 125000 et 150.000 selon le cycle primaire, collège et lycée. Malheureusement depuis, août, ils n’ont rien reçu. Du coup, les 10300 enseignants contractuels estiment que le contrat n’est plus respecté.

À la veille de la rentrée scolaire, ils ont attendu en vain leur paie pour rejoindre leurs postes et pour certains assurer la scolarité de leurs enfants. Malgré le mutisme des autorités, les contractuels ont de bonne foi repris le service alors qu’ils ont des difficultés à joindre les deux bouts.

« Jusqu’à ce jour, nous les 10300 enseignants sommes sans salaires. Nous avons des peines à nous nourrir et éprouvons des difficultés à payer nos loyers. Certains de nos collègues sont menacés d’expulsion par leurs locataires pour loyers impayés », a expliqué, notre source sous le couvert de l’anonymat.

Face à la situation qu’ils vivent, les 10300 enseignants contractuels soutiennent qu’ils sont abusés par les autorités ivoiriennes, notamment leur ministère de tutelle, le ministère de l’Education nationale et dénoncent la violation de leurs droits.

Démotivés, ils pensent que la ministre Mariatou Koné ne peut pas attendre de bons résultats si leur situation n’est réglée vue qu’ils ont le moral très bas, alors qu’ils espéraient mieux avec elle à la tête de ce département ministériel.

« Dans une telle situation comment Mariatou Koné peut espérer de bons résultats scolaires ? En tout cas, il est difficile pour nous de donner le meilleur de nous-mêmes, parce que nous n’avons le moral très bas. Avec la nouvelle ministre, nous espérions un grand soulagement, mais c’est plutôt un désespoir qui prend de plus en plus place dans nos cœurs. Si nos salaires ne sont pas payés cette semaine, nombreux sont parmi nous qui serons expulsés de leur maison pour loyer impayé”, a ajouté notre source.

Enfin, les 10300 enseignants contractuels ne souhaitent pas que les autorités prennent pour prétexte la signature du décret devant les permettre d’intégrer la fonction publique pour les contraindre à aller au cours alors qu’ils n’ont pas les moyens pour survenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Par ailleurs, se prononçant sur l’avenir des candidats qui sont retenus, Feu Amadou Coulibaly s’était voulu clair : « Ils sont des enseignants contractuels. C’est après une période d’essai de deux ans que leur intégration à la Fonction Publique sera discutée ».

Notons que, les postes à pourvoir se répartissaient comme suit : 5 300 au préscolaire et au primaire, 3 000 (2690 bivalents et 310 monovalents) au collège et 2 000 au lycée.

 

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