Africa-Press – Côte d’Ivoire. Je le dis sans détour: les menaces proférées contre la communauté nigérienne en Côte d’Ivoire constituent une dérive grave et intolérable. Qu’un groupuscule s’arroge le droit d’intimider des familles installées sur notre sol depuis des décennies, au prétexte de déclarations tenues à Niamey, relève d’un dangereux délire identitaire.
Les Nigériens vivant en Côte d’Ivoire ne sont responsables ni des choix politiques de leur État (pays), ni des propos de ses dirigeants. Les prendre pour cibles, c’est confondre peuples et gouvernements, citoyens et États. C’est surtout jouer avec le feu en fragilisant une paix sociale ivoirienne déjà éprouvée par notre histoire récente.
La Côte d’Ivoire n’a jamais bâti sa force sur la menace ou l’exclusion, mais sur l’hospitalité et le vivre-ensemble. La communauté nigérienne y contribue depuis des générations, notamment dans le commerce, le transport et les services. Elle ne réclame rien d’autre que ce à quoi tout être humain a droit: la sécurité et la dignité.
Face à ces dérives, le Procureur de la République doit agir. Vite. Avec fermeté. Car laisser prospérer l’intimidation, c’est ouvrir la voie à l’arbitraire, à la stigmatisation et, à terme, au chaos. La loi doit rappeler sans ambiguïté que nul n’a le droit de s’ériger en justicier identitaire.
Protéger les Nigériens de Côte d’Ivoire, c’est protéger la cohésion nationale. C’est empêcher que la folie de quelques-uns ne devienne le malheur de tous.
Source: Connectionivoirienne
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Côte d’Ivoire, suivez Africa-Press





