Reforme Électorale Djeni Plaide pour CEI Intègre

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Reforme Électorale Djeni Plaide pour CEI Intègre
Reforme Électorale Djeni Plaide pour CEI Intègre

Africa-Press – Côte d’Ivoire. La question de la réforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI) revient avec insistance dans le débat public. Cette fois, c’est Ange Djeni, Journaliste et Analyste Politique, qui monte au créneau. Dans une déclaration ferme et argumentée, l’acteur politique estime qu’il est « temps de repenser en profondeur l’organe électoral ivoirien », afin de préserver la paix et consolider la démocratie.

Pour Ange Djeni, la Côte d’Ivoire ne peut continuer à vivre chaque cycle électoral dans la tension et la suspicion.

« Les élections ne doivent plus être une source d’angoisse pour les citoyens. Tous les cinq ans, les Ivoiriens ne devraient pas vivre dans la peur d’une nouvelle crise », affirme-t-il.

Il rappelle que l’histoire politique récente du pays, notamment la crise postélectorale de 2010, a profondément marqué les esprits. « Nous avons payé un lourd tribut humain et matériel. Nous ne pouvons pas nous permettre de revivre de tels drames », insiste-t-il.

Selon lui, malgré les réformes entreprises au fil des années, la crédibilité et l’impartialité de la CEI continuent d’être contestées par une partie de la classe politique et de la société civile.

« Faut-il maintenir les représentants des partis politiques au sein de la Commission électorale? Cette configuration n’alimente-t-elle pas en permanence la suspicion et la méfiance? », s’interroge-t-il.

Il propose d’ouvrir le débat sur une nouvelle architecture institutionnelle, qui pourrait faire une plus large place aux personnalités issues de la société civile, aux ordres professionnels ou encore aux institutions judiciaires.

« L’objectif n’est pas d’exclure qui que ce soit, mais de garantir une neutralité incontestable. L’organe chargé d’organiser les élections doit être perçu comme un arbitre au-dessus de tout soupçon », martèle-t-il.

Au-delà des critiques, Ange Djeni plaide pour une démarche inclusive.

« Il devient urgent d’organiser une concertation nationale réunissant les acteurs politiques, la société civile et les institutions concernées, afin d’adopter le schéma le plus consensuel possible », propose-t-il.

Pour lui, seule une réforme issue d’un large consensus pourra restaurer durablement la confiance dans le processus électoral.

Il met également en garde contre les conséquences économiques et diplomatiques des tensions récurrentes: « À chaque échéance électorale, l’instabilité fragilise la paix sociale, ralentit le développement économique et affecte la confiance de nos partenaires internationaux.»

Ange Djeni conclut en appelant à une maturité démocratique accrue.

« Dans une grande démocratie, les alternances se font de manière pacifique. Les vainqueurs sont félicités, les vaincus acceptent les résultats avec dignité, et les débats d’idées se poursuivent dans les institutions républicaines, sans violence ni destruction », affirme-t-il.

Pour lui, la réforme de la CEI ne doit pas être perçue comme une revendication partisane, mais comme une exigence nationale.

« Si nous parvenons à bâtir un consensus solide autour de notre organe électoral, nous franchirons un pas décisif vers une démocratie apaisée et durable », conclut-il.

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