Soro et 19 de ses proches jugés le 19 mai par un tribunal criminel en Côte-d’Ivoire

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Soro et 19 de ses proches jugés le 19 mai par un tribunal criminel en Côte-d’Ivoire
Soro et 19 de ses proches jugés le 19 mai par un tribunal criminel en Côte-d’Ivoire

Africa-PressCôte d’Ivoire. Serge Alain KOFFI

La justice ivoirienne a prononcé vendredi “la mise en accusation’’ de l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro et 19 de ses proches, et ordonné “leur renvoi devant le tribunal criminel’’ afin d’être jugé “pour complot et atteinte à l’autorité de l’Etat’’.

“L’instruction judiciaire qui est achevée a abouti au renvoi de 8 personnes devant le tribunal correctionnel et de 20 autres devant le tribunal criminel. L’audience devant le tribunal criminel est prévue le 19 mai 2021’’, a déclaré le procureur de le République Richard Adou, lors d’une conférence de presse, au palais de justice d’Abidjan-Plateau.

Parmi ces 20 personnes figurent les deux frères cadets de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Simon et Rigobert Soro, les ex-ministres Affoussiata Lamine et Alain Lobognon, son directeur de protocole Souleymane Kamarate dit Soul To Soul.

Le procureur de la République a également fait le point de “l’état des procédures ouvertes suite aux événements liés à l’élection présidentielle d’octobre 2020’’.

“A ce jour, 102 personnes pour lesquelles les investigations se poursuivent restent détenues. Ces personnes pourraient bénéficier d’une mise en liberté provisoire ou éventuellement être placées sous contrôle judiciaire à la discrétion des juges’’, a-t-il expliqué.

Selon le bilan officiel, au moins 87 personnes ont été tuées et 484 autres blessées dans les violences survenues en marge du processus électoral après que le président sortant, Alassane Ouattara, a annoncé son intention de briguer un troisième mandat et que l’opposition a appelé à la désobéissance civile et au boycott du scrutin.

A Daoukro, dans le fief d’Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition), Nguessan Koffi Toussaint, 34 ans, avait été tué, décapité, le 9 novembre.

Une vidéo diffusée à l’époque sur les réseaux sociaux avait provoqué une vive indignation. On y voyait plusieurs individus donnant des coups de pied dans la tête de la victime.

“Nous avons retrouvé ces personnes. Elles ont été appréhendées et placées sous mandat de dépôt. Tous ceux qui ont participé à la décapitation de ce jeune sont en détention’’, a indiqué le procureur.

Se prononçant sur l’enquête relative à la récente attaque de la base militaire de N’Dotré, M. Adou a révélé l’interpellation de “26 personnes en lien avec les faits, dont15 de nationalité ivoirienne, 8 de nationalité camerounaise et 3 de nationalité libérienne’’

Ces personnes “ont toutes été inculpées et placées sous mandat de dépôt’’, a conclu le procureur.

 

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