Africa-Press – Côte d’Ivoire. Les hommes d’affaires interpellés dans le cadre de l’enquête sur le trafic de cocaïne entre la Côte d’Ivoire, l’Europe et l’Amérique du Sud sont toujours en détention provisoire, les demandes de libération formulées par leurs avocats ayant toutes été rejetées. Le pôle économique et financier du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a clos l’instruction fin décembre et depuis, un procès se fait attendre.
Selon des éléments de l’enquête, plusieurs suspects, dont les hommes d’affaires Richard Ghorayeb, Dominique Amata et Hussein Taan, semblent avoir finalement été mis hors de cause, même si des zones d’ombre subsistent sur certains flux financiers et acquisitions immobilières.
Comptes bancaires
Ce type de transactions étant souvent réalisées en liquide en Côte d’Ivoire, elles sont très difficiles à prouver. Les connexions avec certains piliers du réseau démantelé en avril 2022, comme l’Espagnol Miguel Angel Devesa Mera et ses compatriotes José Maria Muniz Cadabal ou Picabea Carnes Aitor, n’ont pas pu être démontrées non plus. Les enquêteurs suspectaient les hommes d’affaires d’avoir servi à blanchir une partie de l’argent tiré du trafic.
Ont ainsi été épluchés sans succès les comptes bancaires des businessmen et l’un des suspects a été questionné à propos de plusieurs mouvements financiers entre la Côte d’Ivoire et la France effectués par l’intermédiaire des membres d’un groupe WhatsApp nommé « Le Cartel ».
La GLCI soulagée
Les francs-maçons de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) ont accueilli avec soulagement ces derniers développements. Le Franco-Ivoirien Richard Ghorayeb et le Français Dominique Amata en étaient en effet des membres influents, avant d’être suspendus à titre conservatoire en juin 2022, en raison de leur incarcération.
La remise en liberté des hommes d’affaires devrait donc intervenir très prochainement, si la justice ne décide pas toutefois de les maintenir en détention jusqu’au procès. L’enquête, à laquelle ont participé Interpol et des services de renseignement occidentaux, n’a pas permis de débusquer de gros bonnets locaux, exceptés quelques membres des forces de sécurité. Arrêtés, ces derniers sont toujours incarcérés pour le moment.
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