Africa-Press – Côte d’Ivoire. L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a adopté, ce mercredi 8 octobre 2025, à l’unanimité des 151 députés présents, le projet de calendrier des travaux parlementaires pour la deuxième session ordinaire. Cette session s’étendra du 8 octobre au 31 décembre 2025. La veille, la conférence des présidents avait soumis à l’approbation de la Chambre basse un programme couvrant l’ensemble des activités législatives prévues sur cette période.
Ce calendrier, adopté sans réserve en séance plénière présidée par Adama Bictogo, prend en compte 21 projets de loi. Ils se répartissent comme suit: une proposition de loi, deux projets d’autorisation de ratification de conventions internationales, sept projets de loi ordinaires et onze projets de loi de ratification d’ordonnances.
Dans un contexte politique marqué par la préparation de l’élection présidentielle et des législatives, le bureau de l’Assemblée a décidé de prioriser les textes d’ordre budgétaire. Deux projets majeurs seront ainsi examinés: le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour l’année 2024, et le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Ces textes cruciaux feront l’objet d’une étude approfondie du 9 octobre au 11 novembre 2025, période durant laquelle un délai de réflexion a été accordé aux groupes parlementaires.
Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale, a salué l’esprit de responsabilité de ses collègues. « Notre séance publique de ce matin est la preuve que, malgré nos différences politiques et idéologiques, nous partageons la même volonté de nous retrouver et de nous dépasser », a-t-il déclaré. Il a souligné que les divergences politiques ne doivent pas faire oublier l’essentiel: « la Côte d’Ivoire demeure notre patrie, notre bien commun ».
Autre fait marquant de cette séance: la révision du calendrier concernant l’examen de la proposition de loi organique modifiant la loi n°2020-558 sur le statut des parlementaires. Initialement prévue pour le 25 novembre, la discussion à huis clos a été avancée au 12 novembre, à la demande des présidents de groupes parlementaires. Cette proposition a reçu un large soutien, traduisant une volonté commune de renforcer l’institution parlementaire.
Le président du groupe parlementaire PPA-CI, Hubert Oulaye, a salué cette initiative. Il a insisté sur l’importance d’une meilleure valorisation du statut des députés, notamment à travers l’attribution d’assistants parlementaires.
« Il est bon que les prochains députés soient mis à l’aise dans le travail qu’ils font, car ils représentent le peuple », a-t-il déclaré.
Ce consensus politique et institutionnel, rare dans un contexte préélectoral, envoie un signal fort à la nation: celui d’un Parlement mobilisé, au service de la stabilité démocratique et du développement de la Côte d’Ivoire.
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