Bouleversement des tarifs des point mobile Money, des acteurs menacent d’entrer en grève de 48 h

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Côte d'Ivoire : Bouleversement des tarifs des point mobile Money, des acteurs menacent d'entrer en grève de 48 h
Côte d'Ivoire : Bouleversement des tarifs des point mobile Money, des acteurs menacent d'entrer en grève de 48 h

Africa-Press – Côte d’Ivoire. L’avènement d’un nouveau partenaire avec sa politique de pénétration qui consiste à favoriser une inclusion financière grâce à ses tarifs de transfert d’argent et retrait très réduits, certains acteurs détenant des points mobiles de transfert d’argent sont inquiets.

Leur domaine d’activité semble très bouleversé. Dans ce secteur mobile money en plein essor ces dernières années en Côte d’Ivoire, l’arrivée d’un concurrent qui applique des tarifs très bénéfiques pour le consommateur trouble la quiétude de certains autres acteurs.

Le syndicat des propriétaires de points de vente mobile money de Côte d’Ivoire (SYNAM-CI) via son secrétaire général adjoint dénonce l’attitude des opérateurs, des partenaires qui ne cessent de réduire leurs commissions, pour ne pas respecter le contrat qui les lie, sans toutefois les associer au préalable ou encore les informer.

Félix Coulibaly et ses camarades font savoir via leur déclaration dont KOACI a reçu la copie que les commissions qu’ils perçoivent sont très faibles.

Très minables malgré tous les risques auxquels nous sommes confrontés tel que les agressions, les vols, les arnaques, les erreurs de dépôt qui restent souvent sans suite favorable. Les commissions perçues ne nous permettent pas de vivre pleinement de notre activité malgré les frais exorbitants prélevés sur le client final. Nous percevons moins d’un septième des frais prélevés (1/7) sur les montants et tout ça depuis très longtemps.”, peut-on lire dans la déclaration.

“Nous considérons cela comme une injustice et un manque de respect des contrats. Si cela continue avec la baisse des commissions des prestataires, ce secteur d’activité serait suspendu sur toute l’étendue du territoire pour au minimum 48 h dans les jours à avenir afin que la situation soit revue à la normale.”, ont-ils menacé.

Enfin, pour eux, si cela continue ainsi, ils prendront des décisions claires sur toute l’étendue du territoire national pour se faire entendre.

“Nous lançons un message à nos autorités, notre ministère de tutelle de prendre des décisions pour protéger notre secteur d’activité.”, concluent-ils.

Jean Chrésus, Abidjan

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