Education Nationale, va –t-on vers une grève illimitée dans le Privé Laïc ? Un syndicat dénonce un « chacalisme » financier

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Education Nationale, va –t-on vers une grève illimitée dans le Privé Laïc ? Un syndicat dénonce un « chacalisme » financier
Education Nationale, va –t-on vers une grève illimitée dans le Privé Laïc ? Un syndicat dénonce un « chacalisme » financier

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Va-t-on vers des jours mouvementés dans le milieu éducatif à travers son secteur privé laïc ?

A l’issue d’une assemblée générale tenue le week-end dernier, le Syndicat national des enseignants du privé laïc de Côte d’Ivoire (SYNEPLACI) a menacé de mener « une grève illimitée à partir du mercredi 9 mars » mais aussi un rassemblement de protestation à la Primature, le même jour, un sit-in au cabinet du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, un autre à celui de l’Emploi et de la Protection sociale ponctués de marches éclatées dans les directions régionales, inspections primaires, préfectures et sous-préfectures, a-t-on appris de sources concordantes.

Les revendications du SYNEPLACI tourneraient autour de la solde d’une « spéciale dévaluation », du retour au profil de carrière des enseignants du privé laïc suite à la suppression du deuxième barème des salaires minima catégoriel conventionnel de 1994, levé depuis 2006, le paiement des arriérés des augmentations des salaires, leur dû des primes Covid 19.

Le secrétaire général national du SYNEPLACI, Camara Oumar, et ses militants, dénonceraient ce qu’ils comparent à un « chacalisme » financier et exigent leur association à la gestion de l’enseignement privé laïc et à la formalisation de leur association, faisant remarquer qu’ils ne sont pas associés aux actions en cours sur ce dernier point.

Ils auraient une divergence de vue de son organisation avec la Direction des établissements privés (DEEP) qui ne traduirait pas fidèlement leurs revendications à la tutelle, mais contrarierait plutôt la satisfaction de leurs différentes requêtes au profit de fonctionnaires de la tutelle qui en bénéficieraient à leur place.

« Nous avons désormais le texte qui nous permet de revendiquer nos droits mais à cause de la Covid 19 nous ne nous sommes pas vus depuis deux ans. Nous ne sommes plus dans un débat de loi mais dans une épreuve de force. Allez dire à vos fondateurs que nous sommes fatigués et qu’ils doivent appliquer les textes, sinon le SYNEPLACI est prêt à leur opposer la loi », a galvanisé Camara Oumar, les exhortant à honorer et à faire payer leurs cotisations dans leurs sections, rapporte un confère présent à la rencontre.

Donatien Kautcha, Abidjan

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