La hiérarchie des dinosaures est chamboulée en Australie

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La hiérarchie des dinosaures est chamboulée en Australie
La hiérarchie des dinosaures est chamboulée en Australie

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Aussi redoutables que les gros dinosaures carnivores d’Amérique du Sud, les mégaraptoridés dominaient les écosystèmes de l’actuelle Australie il y a plus de 100 millions d’années. C’est ce que révèlent cinq fossiles découverts dans le sud-est de l’île et analysés par une équipe du Musée Victoria et de l’université Monash. Deux spécimens correspondent aux plus anciens mégaraptoridés connus à ce jour, datés de 121 à 118 millions d’années.

Un écosystème différent

L’étude, publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology, met également en évidence la première preuve tangible de la présence de carcharodontosauridés en Australie. Cette famille de dinosaures regroupe quelques-uns des théropodes carnivores les plus imposants qui aient existé. Ils occupaient une grande partie de l’hémisphère sud qui correspondait à l’ancien continent de Gondwana. Mais contrairement à leurs homologues sud-américains qui pouvaient dépasser les dix mètres de long, ces carcharodontosauridés mesuraient entre 2 et 4 mètres.

Soit bien moins que les mégaraptoridés locaux qui pouvaient dépasser 6 à 7 mètres et qui devaient donc être les prédateurs apex du coin. Ce renversement de hiérarchie au sein des prédateurs suggère un écosystème australien distinct. Les deux territoires étaient pourtant connectés à l’époque via une bande de terre qui reliait l’Australie à l’Amérique du Sud en passant par l’Antarctique où régnaient à l’époque des températures bien plus douces qu’aujourd’hui. « Ces résultats élargissent le registre fossile des théropodes en Australie et fournissent des preuves solides d’échanges fauniques entre l’Australie et l’Amérique du Sud au début du Crétacé », confirme Thomas Rich, l’un des auteurs de l’étude.

Un autre petit raptor

Les fouilles réalisées dans l’état de Victoria ont également permis de retrouver des restes d’unenlagiinés, des petits dinosaures à plumes d’environ un mètre de long. Tous ces nouveaux fossiles s’ajoutent aux quelque 10.000 déjà mis au jour dans le cadre du projet Dinosaur Dreaming, une vaste campagne de fouille en cours depuis une trentaine d’années. Trois des fossiles ont été découverts par une volontaire œuvrant dans le cadre de cette initiative. L’étude met également en avant l’importance des collections muséales dans l’avancement des connaissances paléontologiques. Certains fossiles étaient en effet conservés depuis des décennies dans les collections et ont été réexaminés à l’aide de nouvelles technologies qui ont permis de préciser leur identification.

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