Africa-Press – Côte d’Ivoire. L’utilisation intensive des réseaux sociaux nuit au bien-être des jeunes à l’échelle mondiale, souligne le rapport annuel sur le bonheur publié le 19 mars sous l’égide de l’ONU. Ce constat intervient alors que plusieurs pays envisagent d’imposer des restrictions à l’usage des plateformes numériques par les jeunes.
Publié par l’Université d’Oxford, le World Happiness Report 2026 met en évidence un phénomène préoccupant: les adolescents et jeunes adultes qui passent plus de cinq heures par jour sur des plateformes comme Instagram ou TikTok affichent un niveau de satisfaction de vie nettement inférieur à ceux qui limitent leur usage à moins d’une heure.
L’impact est particulièrement marqué chez les filles et dans les pays anglo-saxons (États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), ainsi qu’en Europe occidentale.
Selon les données PISA 2022 analysées dans le rapport, les adolescentes de 15 ans en Europe occidentale passant plus de sept heures par jour sur les réseaux sociaux voient leur satisfaction de vie chuter d’environ un point sur dix, soit le double de la baisse observée dans d’autres régions du monde.
Aux États-Unis et au Canada, le niveau de bonheur des moins de 25 ans a connu une « baisse spectaculaire » au cours des quinze dernières années, en parallèle de l’essor des réseaux sociaux.
Toutefois, le rapport nuance ce constat. Dans la majorité des régions du monde — notamment en Asie, en Amérique latine, en Afrique et en Europe de l’Est — les jeunes se déclarent aujourd’hui plus heureux qu’il y a vingt ans. Seules l’Amérique du Nord, l’Australie/Nouvelle-Zélande et l’Europe occidentale font exception.
Les chercheurs qualifient l’impact des réseaux sociaux de « complexe ». Il dépend notamment du temps d’utilisation, du type de contenu (les plateformes à contenus algorithmiques et les influenceurs étant plus nocifs que les messageries), du genre et du niveau socio-économique. Les jeunes issus de milieux modestes apparaissent comme les plus vulnérables.
À l’inverse, un usage modéré — inférieur à une heure par jour — est associé à un niveau de bien-être supérieur à celui observé chez les jeunes n’utilisant pas du tout les réseaux sociaux.
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