Solidarité de Proximité selon le Président Guelleh

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Solidarité de Proximité selon le Président Guelleh
Solidarité de Proximité selon le Président Guelleh

Africa-Press – Djibouti. Le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, a procédé jeudi dernier, au Palais du Peuple, au lancement officiel de la Semaine nationale de la solidarité 2026. Dans un discours à forte portée sociale et politique, le Chef de l’État a rappelé que cet événement annuel dépasse le cadre symbolique pour constituer un moment essentiel d’écoute, d’évaluation et d’ajustement de l’action publique au plus près des réalités vécues par les populations les plus vulnérables. Insistant sur une solidarité de proximité, fondée sur la connaissance fine des territoires et des situations sociales, le Président a mis en avant les réformes engagées par l’État, le rôle central du Ministère des Affaires sociales et des Solidarités, ainsi que la nécessité de concilier justice sociale, inclusion et développement économique durable. Voici l’intégralité du discours du chef de l’Etat.
Mesdames et Messieurs,

Nous voici réunis comme chaque année, pour le lancement de la Semaine Nationale de la Solidarité. L’exercice, même s’il semble routinier, comporte en soi une vertu et une portée qu’il convient de souligner.

En effet, il s’agit d’une semaine d’immersion dans le réel de nos concitoyens. Un moment où l’action publique se confronte sur le terrain aux visages, aux parcours et aux attentes de celles et ceux qui vivent la précarité au quotidien. Cette semaine constitue donc un moment indispensable dans le processus de décision où il faut voir, écouter et comprendre, avant de décider et d’agir.

Car la Solidarité que nous entendons promouvoir est avant tout une Solidarité de proximité.

Une Solidarité fondée sur une perception politique renouvelée, ancrée dans la réalité sociale.

Une Solidarité qui permet de cerner avec précision les besoins et les vulnérabilités de nos populations, dans toute leur diversité territoriale et sociale.

« Cette semaine constitue donc un momentindispensable dans le processus de décision où il faut voir, écouter et comprendre, avant de décider et d’agir. »
Mesdames et Messieurs,

Depuis la création du Ministère des Affaires Sociales et des Solidarités, les notions de pauvreté, de précarité ou de vulnérabilité ne sont plus de concepts abstraits qu’on manipule avec des bistouris statistiques. Elles ont désormais un visage, une géographie, une histoire.

Et c’est là le mérite majeur de ce Ministère qu’il nous faut saluer et apprécier à sa juste valeur. En effet, pour la première fois, un état des lieux, je dirais même une véritable cartographie des pauvretés et des précarités a été établie notamment grâce au registre social.

Cette cartographie différenciée, tenant compte des spécificités sociales et de répartition territoriale a permis une rupture décisive des pratiques. Elle a permis à ce que l’action publique, éparpillée ici et là, soit rationalisée dans des politiques ciblées, adaptées et efficaces.

Grâce à cette nouvelle méthodologie, les réponses de l’Etat ont donc été pensées et ajustées au plus près des réalités vécues par nos concitoyens. Ainsi, que cela soient les filets sociaux, ou les programmes d’assistance sociale en matière de santé, les mécanismes des protections des plus vulnérables que nous avons mis en place ont été conçus avec souplesse pour évoluer et s’adapter aux situations. Parmi ces nombreux dispositifs, je veux souligner ici le rôle essentiel des caisses rurales d’épargnes et de crédits qui favorisent l’insertion économique et l’autonomisation des femmes. Car nous en sommes convaincus: Investir dans la Femme, c’est investir dans la personne d’abord, dans la famille ensuite mais aussi dans la communauté et dans l’Avenir de la Nation.

Mesdames et Messieurs

Notre politique nationale de solidarité ne souffre aucune ambiguïté. Elle fait la distinction claire entre l’assistance et l’assistanat. L’assistance est un devoir religieux, moral et républicain. Elle est l’expression de la fraternité nationale face à l’épreuve. Mais l’assistanat, lorsqu’il se pérennise sans perspective d’émancipation, devient une nuisance sociale. C’est pourquoi notre action ne se limite pas à soulager ; elle vise aussi à transformer. Par des formations adaptées, par l’accompagnement des projets entrepreneuriaux, par l’apprentissage de compétences utiles et valorisantes, le Ministère des Affaires sociales et des Solidarités agit pour permettre la bascule: celle qui conduit de la dépendance à l’autonomie, de la vulnérabilité à une dignité retrouvée.

« Depuis la création du Ministère des Affaires Sociales et des Solidarités, les notions de pauvreté, de précarité ou de vulnérabilité ne sont plus de concepts abstraits qu’on manipule avec des bistouris statistiques. »

Notre conception de la solidarité, Mesdames et Messieurs, n’oppose pas le développement social au développement économique. Elle les rend complémentaires. L’un est la condition de l’autre. Il ne peut y avoir de croissance durable sans justice sociale. Il ne peut y avoir de prospérité partagée sans inclusion.

Notre pays ne veut pas d’une croissance qui n’irrigue pas la lutte contre la précarité et la pauvreté.

Nous ne voulons pas d’indicateurs économiques flatteurs qui laisseraient sur le chemin une partie de notre peuple. Pour le gouvernement, la lutte contre la pauvreté et la précarité est une priorité imprescriptible.

Enfin pour terminer, je veux rappeler ici le rôle central du Ministère des Affaires Sociales et des Solidarités dans la cohésion de notre société.

« Il ne peut y avoir de croissance durable sans justice sociale. »

Il est le pilier discret mais essentiel de notre stabilité nationale. C’est pourquoi investir dans les infrastructures sociales de proximité, c’est prévenir les fractures avant qu’elles ne se creusent.

« Il ne peut y avoir de croissance durable sans justice sociale. »

C’est réduire les inégalités avant qu’elles ne deviennent des ruptures. C’est enfin consolider le pacte social qui nous unit.

Je vous remercie de votre attention.

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