Africa-Press – Djibouti. Reçue par le président de Djibouti Ports and Free Zones Authority (DPFZA), Aboubaker Omar Hadi, l’ambassadrice des Etats-Unis à Djibouti, Cynthia Kierscht, a parcouru les installations de la Zone Franche Internationale de Djibouti (DIFTZ).
S’étendant sur 4.800 hectares, dont 240 déjà opérationnels, la zone accueille plus de 1.000 entreprises issues de 39 pays, actives dans la logistique, l’industrie et le commerce. Les autorités djiboutiennes la présentent comme le moteur de leur ambition de hub régional.
Au cours de cette rencontre, les deux parties ont évoqué le concept « CIF Djibouti », un modèle destiné à fluidifier les flux commerciaux et à optimiser les chaînes d’approvisionnement. « Il s’agit de consolider notre rôle de porte d’entrée fiable pour le commerce régional et international », a expliqué M. Hadi, annonçant le lancement prochain d’une plateforme d’échange de matières premières fonctionnant selon les modèles CIF et FOB.
Les échanges ont également porté sur l’initiative « Sea–Air Cargo », plateforme multimodale reliant 28 villes dans 25 pays africains. Objectif? Capter les cargaisons à forte valeur ajoutée et sensibles aux délais, dans un contexte de recomposition des routes commerciales mondiales.
M. Aboubaker Omar Hadi a souligné la position stratégique de Djibouti comme porte d’accès au marché du Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA), qui regroupe 21 Etats et plus de 600 millions de consommateurs. Il a aussi évoqué les enjeux liés aux droits de douane américains et à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), dispositif offrant un accès préférentiel au marché américain aux pays africains éligibles.
Parmi les projets examinés figure un pipeline dédié reliant le terminal pétrolier de Damerjog au Camp Lemonnier, principale base militaire américaine en Afrique.
Dix-sept entreprises américaines sont déjà implantées dans la zone franche, selon la DPFZA, qui dit encourager de nouvelles installations. Les autorités mettent en avant le potentiel du pays en énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, marémotrice) ainsi que l’exportation de sel pour les opérations de déneigement sur les marchés internationaux.
Le président de la DPFZA a enfin remercié les garde-côtes américains pour l’autorisation accordée aux navires assurant des liaisons directes entre les ports djiboutiens et américains.
De son côté, l’ambassadrice Kierscht a salué « les progrès remarquables » réalisés dans le développement des infrastructures, estimant que Djibouti s’affirme comme un hub logistique et commercial de classe mondiale.
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