Le président Guelleh décline les grandes lignes des missions qu’il assigne à son nouveau gouvernement

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Le président Guelleh décline les grandes lignes des missions qu’il assigne à son nouveau gouvernement
Le président Guelleh décline les grandes lignes des missions qu’il assigne à son nouveau gouvernement

Africa-PressDjibouti. Le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a décliné ce jeudi à Arta les grandes lignes des missions qu’il assigne aux membres de son nouveau gouvernement.

Le chef de l’État a fait cette mise au point lors de la clôture du séminaire dont les travaux réunissaient depuis hier dans le chef-lieu du district d’Arta les membres de l’exécutif à la tête desquels le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed.

Dans une allocution faite à cette occasion, le président Guelleh a enjoint les membres de l’exécutif à œuvrer en faveur de la réalisation d’un développement intégré et inclusif à même de profiter à tous les Djiboutiens, sans exception aucune.

Il s’agit là d’un « principe de justice » qui, selon lui, est loin d’être irréalisable au regard des dispositions et potentiels de nos régions de l’intérieur.

« Notre volonté est d’agir à l’échelle du territoire de manière à décloisonner les opportunités entre la capitale et les régions pour arriver au Djibouti que nous voulons ; un Djibouti inclusif, à la croissance équilibrée et dont chaque région serait un élément moteur du développement », a-t-il déclaré en substance.

Il a dressé dans la foulée une liste non exhaustive de modalités d’action et d’éthique propices à la réalisation des croissances inclusives.

Le recours à un « modèle agile de développement » a, a-t-il estimé, un effet hautement positif sur la notion de développement équilibré.

A travers le concept de modèle agile, il faut entendre, a précisé le chef de l’État, la capacité d’user d’intelligence et de créativité pour contourner les obstacles.

C’est pourquoi, selon le président Guelleh, il convient d’appréhender le développement de nos régions par le biais de l’imagination d’une plus grande complémentarité de leurs atouts.

« L’agilité, c’est transformer des communautés de destins en des communautés de projets et de savoir tisser des liens entre elles. C’est savoir manager autrement et sortir du carcan de la bureaucratie et de la théorie vaine », a-t-il indiqué en ce sens.

Le chef de l’Etat a ensuite cité la souscription, au niveau du gouvernement, à une plus grande culture de résultats et à une plus grande capacité d’exécution des tâches et projets comme étant de nature à favoriser l’avènement de résultats propices à l’émergence d’un développement harmonieux qui, ne laisse personne sur le bord de la route.

« L’agilité, c’est l’optimisation des moyens…c’est aussi changer de méthode pour arriver plus efficacement, plus rapidement aux objectifs que nous nous sommes fixés, conformément à la feuille de route gouvernementale et qui sont repris dans vos attributions respectives », a-t-il insisté.

Le président Guelleh a rappelé au passage que l’action de son gouvernement doit en permanence s’articuler autour de l’amélioration des conditions de nos compatriotes.

« Le territoire, c’est aussi les femmes et les hommes qui l’habitent. Ils doivent y trouver à se loger, à se déplacer, se divertir…Pour que nos villes soient des espaces de vie, elles doivent permettre à tout un chacun d’y vivre, d’y travailler dans la dignité et la sécurité pour sa personne et ses biens », a ajouté le président Guelleh.

Le chef de l’État a donné pour instruction le fait que les problématiques devaient, au sein de son équipe gouvernementale, être davantage négociées à travers un prisme transversal, gage de solutions viables et durables.

« Par exemple, on ne peut s’étonner de voir la faiblesse de l’investissement privé si le foncier n’est pas rendu disponible à un coût raisonnable. Idem pour la question du financement. Sans une fiscalité appropriée ou des mécanismes d’incitation, les logements une fois construits, resteront inabordables », a-t-il affirmé.

Dans cette intervention, le président Ismaïl Omar Guelleh a défini également une méthode globale de travail qui doit servir de référent à l’action de notre politique étrangère.

« Il est important, a-t-il fait savoir, pour le gouvernement de se tenir au courant des évolutions régionales et internationales qui pourraient impacter nos perspectives nationales », et ce, dans le but de conférer à notre pays le profil de nation « en paix avec ses voisins » et celui « d’allié fiable dans une région tourmentée ».

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