Ouverture de la première session ordinaire de l’année 2024 du Parlement djiboutien

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Ouverture de la première session ordinaire de l’année 2024 du Parlement djiboutien
Ouverture de la première session ordinaire de l’année 2024 du Parlement djiboutien

Africa-Press – Djibouti. « Cette rentrée parlementaire de mars 2024, s’effectue avec une feuille de route claire et imprégnée des derniers échanges et du travail de proximité avec nos concitoyens »
déclare le Président de l’Assemblée Nationale M.Dileita Mohamed Dileita

Ces sessions qui se succèdent, ont chacune, leur propre spécificité. Et la rentrée parlementaire de ce premier jour ouvrable du mois de mars 2024 ne diverge aucunement.

Tout d’abord, cette première Session ordinaire de l’année vient clore l’intersession du mois de février chargé.

Durant cette période, aussi brève qu’intense, la Représentation nationale s’est replongée au cœur de notre territoire pour prendre le pouls de nos concitoyens aux quatre coins du pays.

Accompagnés des membres du bureau de l’Assemblée Nationale, et des députés de la région visitée, je suis allé à la rencontre de nos compatriotes résidant dans les chefs-lieux des cinq régions.

Cette tournée intitulée «participation citoyenne à l’action publique», nous l’avons entreprise dans une volonté de rapprocher le citoyen et la citoyenne à la politique en les associant avec les décisions qui les concernent, en leur expliquant les chantiers multisectoriels engagés actuellement par l’exécutif. Ce fût pour le député comme pour le citoyen, des opportunités pour engager des échanges importants, pour recueillir les aspirations, les préoccupations, en vue de rechercher et de réfléchir aux solutions pérennes aux défis quotidiens de nos concitoyens.

Avec mes collègues, j’ai pu écouter nos frères et sœurs, échanger avec eux.

Première du genre et appelée à se multiplier à l’avenir, cette tournée nous a fournis des enseignements cruciaux.

La principale valeur ajoutée fut de recueillir un volume abondant de doléances, de suggestions, de demandes, répertoriées dans le rapport final de la tournée.

Il me semble important que gouvernement et Parlement, nous nous devons de coopérer et de mettre en place de mécanismes de concertation, notamment avec la primature, le ministère de l’intérieur et le ministère chargé de la décentralisation lors des tournées semblables que nous devons organiser dans un avenir proche.

Je demeure convaincu que le travail de proximité, facette du mandat parlementaire, serait ainsi, le moyen le plus efficace pour tous les députés désireux d’honorer pleinement et efficacement, la confiance de ses électeurs.

En coordonnant plus étroitement en amont, lors de la préparation, puis en aval, avec la transmission des doléances, le gouvernement pourrait capitaliser davantage dans cette vocation de maintenir des contacts riches et réguliers avec nos concitoyens, que nous permettent les tournées. L’autre spécificité de la présente rentrée tient en ce qu’elle marque le premier anniversaire de la 9ème législature: l’année dernière, le 5 mars, l’hémicycle national, renouvelé, tenait sa séance inaugurale.

Plus 4 djiboutiens sur 5 s’étant identifiés au projet de société du Chef de l’Etat, et président de la République, S.E.M.Ismail Omar Guelleh, nous venions d’être élus sur la base de ce programme. Tout au long des 12 derniers mois, en partenariat optimal avec le Gouvernement, la majorité parlementaire s’est attelée dans la mesure du possible, à concrétiser les différents points stipulés dans les programmes défendus par l’UMP. A cette fin, et en strict respect des joutes démocratiques entre majorité et opposition, la représentation nationale a voté nombre de législations importantes, elle a abrité de réunions de commissions, conséquentes tant sur les plans quantitatif que qualificatif.

Au sein de l’hémicycle, comme lors de nos missions en territoire national, ou à l’étranger, nous avons engagé une stratégie d’envergure de sensibilisation et d’explication des orientations politiques, socio-économiques, de notre Pays.

Dans le cadre de la diplomatie parlementaire, j’ai conduit diverses visites officielles dans des pays frères et amis, comme le Maroc, l’Ethiopie, la Chine, missions durant lesquelles il s’agissait surtout de jeter les bases d’un partenariat renforcé.

Préparer et raffermir les liens ont aussi servi de guide pour les délégations parlementaires qui, tout au long de l’année écoulée, se sont déplacées à l’intérieur du territoire national, ou ont pris part aux activités des forums parlementaires internationaux ou régionaux.

Le bilan annuel exhaustif des contributions de l’office du législateur dans cette 9ème mandature serait incomplet si je n’évoquais notre fierté lorsque l’hémicycle national a accueilli en son sein, des personnalités de premier plan, comme la visite il y a deux semaines du président de la république de Guinée-Bissau, ou encore du Président du Parlement Kenyan, en décembre dernier.

Pour clore le bref passage en revue des évènements que l’Assemblée nationale a initiés dernièrement, je ne saurais souligner suffisamment que les députés sans exception, majorité et opposition confondues, ont pu bénéficier des activités de renforcement des capacités sur divers sujets tels que les énergies renouvelables, les droits de l’homme, les financements publics, un atelier avec le fonds souverain de Djibouti, sur la sécurité alimentaire qui a même fait l’objet par la suite d’une caravane parlementaire sillonnant le Pays.

En consacrant une partie consistante des maigres ressources de notre institution et en faisant appel, aux organisations partenaires au développement de l’Assemblée nationale, je souhaite que ces initiatives dont l’objectif consiste à mieux outiller le parlementaire, concourent à une contribution parlementaire de qualité à la hauteur des échéances, missions et chantiers auxquels tout député serait amené à y faire face, au service de l’intérêt supérieur de la Nation.

Cette rentrée parlementaire de mars 2024, s’effectue avec une feuille de route claire et imprégnée des derniers échanges et du travail de proximité avec nos concitoyens.

Elle s’effectue en présence, et avec des députés mieux préparés, mobilisés et désireux de satisfaire au mieux leurs électeurs. Cet état d’esprit, cet élan, semblent appropriés d’autant que figurent à l’agenda de cette Session, des travaux importants quoique d’ampleur et de nature dissemblable. Au menu des activités de cette session, figure en premier plan, le discours sur la politique générale qui nous sera présenté, tout à l’heure, par le Premier ministre.

A côté des activités régulières, les différentes facettes des prérogatives que nous serons amenés à exécuter durant les quatre mois de cette Session comprennent l’examen et le vote des textes juridiques, l’exercice du contrôle parlementaire, des missions relevant de la représentation parlementaire dans le cadre du travail de proximité nous permettant de rester à l’écoute de nos concitoyens.

Enfin, des activités plus spécifiques seront également réalisées au cours de cette session.

Il en est ainsi de l’organisation des ateliers de formation et des séminaires pour renforcer les capacités des députés et à terme améliorer le travail parlementaire, etc…

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et messieurs,

Enfin, je ne saurais conclure mon intervention sans évoquer avec plus de détails, l’exercice du contrôle parlementaire.

Regroupant l’ensemble des actions gouvernementales réalisées dans un cadre temporel donné, le discours de politique générale s’inscrit dans le cadre du projet de société initié par le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, projet exécuté par une équipe dynamique œuvrant sous la houlette du Premier ministre, à l’avènement d’une nation djiboutienne plus épanouie, plus prospère.

Cette déclaration sera suivie d’un débat, dans les semaines qui suivent. Ce débat est un moyen de contrôle de l’action du Gouvernement. En s’informant auprès des différents Ministères, vous vérifiez également si les actions réalisées épousent les besoins de nos concitoyens, si elles sont conformes aux textes en vigueur.

Les députés doivent être conscients de l’importance du contrôle parlementaire et s’y préparer avec rigueur et responsabilité.

En agissant ainsi, nous démontrerons notre compréhension de la dimension du travail législatif et notre capacité à conduire sereinement les prérogatives que la Charte fondamentale de notre république attend du mandat parlementaire.

Le travail parlementaire fait progresser la démocratie et notre contrôle de l’action gouvernementale nous permettra d’atteindre notre objectif de bonne gouvernance.

Avec le travail de proximité, des législations appropriées et un contrôle parlementaire de qualité, il me semble qu’à chaque bilan, l’inventaire en nous réjouissant, nous permettra de dire que nous sommes au service du Peuple.

Et quoi de plus impressionnant, de plus louable, de plus motivant, que d’avoir l’insigne privilège et l’honneur de servir ses frères et sœurs, sa Nation, sa Patrie. Je vous remercie de votre attention.

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