Les Djiboutiens, les JO de Paris et nous

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Les Djiboutiens, les JO de Paris et nous
Les Djiboutiens, les JO de Paris et nous

Africa-Press – Djibouti. Jamais un rendez-vous olympique n’aura suscité autant d’engouement à Djibouti que les JO de Paris qui se profilent à l’horizon. De mémoire de dirigeant d’instance sportive, “la dernière fois qu’on a vu une telle ambiance, un intérêt aussi palpable pour les JO, c’était en 1988. En ce temps-là, la “fusée” Salah [il s’agit du marathonien Ahmed Salah] dominait le monde et ses prétentions à mettre la main sur la médaille d’or étaient sérieuses. Même s’il n’aura finalement droit qu’à la troisième place, il a réussi à hisser Djibouti sur le podium à Séoul”, confie le président de la Fédération djioutienne d’athlétisme (FDA) dont les représentants aux JO de Paris ont pour nom Mohamed Ismaèl Ibrahim et Ibrahim Hassan Bouh. Le même Ahmed Salah remporte trois ans plus tard la médaille d’argent aux championnats du monde d’athlétisme à Tokyo. Il faudra attendre 2013 pour voir un Djiboutien présent sur le podium dans une rencontre internationale de haut niveau. Cette année-là, un certain Ayanleh Souleiman devient médaillé de bronze à Moscou dans un 800 m particulièrement disputé en l’absence du champion olympique et détenteur à ce jour du record du monde David Rudisha. Pourquoi une passion aussi forte pour les JO de Paris ? A en croire l’athlète Mohamed Ismaèl Ibrahim, celui-là même sur les épaules desquels reposent aujourd’hui tous les espoirs de l’athlétisme djiboutien, la réponse à cette question réside en partie dans le traitement médiatique réservé à cet événement. “Les médias nationaux, qui ont trouvé un puissant relais dans les réseaux sociaux comme c’est le cas partout dans le monde, en parlent souvent. Mes dernières performances, comme celles des autres athlètes qualifiés aux JO de Paris, sont épluchées, commentées, suivies de près”, fait-il remarquer non sans une pointe de fierté. “Ce regain d’intérêt pour les JO n’est sans doute pas étranger au fait qu’au sein de l’ADI, vous jouez pleinement votre rôle en assurant la diffusion en temps réel de l’information auprès de nos canaux médiatiques dont la RTD et le quotidien La Nation”, abonde un haut responsable de la FDA. Du monde sportif au campus de l’université de Djibouti, l’engouement pour les JO de Paris est le même. “Cet événement nous intéresse parce nous avons foi dans nos athlètes, leur aptitude à porter haut les couleurs nationales”, s’enhardit Nafissa, étudiante en droit. Ahmed Haji Kalinleh, commerçant de la place, ne cache pas, lui, son admiration pour le jeune Fatah (surnom de l’athlète Mohamed Ismaèl Ibrahim) en qui il voit un Ahmed Salah en gestation. Il n’est pas loin de penser qu’il a l’étoffe d’un gagneur comme son illustre aîné. “Par ses exploits, sa fougue juvénile et son ardeur au travail, il fait beaucoup parler de lui. Il fascine la jeunesse. Ses fans ne se comptent plus, y compris au sein de ma famille où le désir de le voir briller à Paris est plus que jamais puissant”, prend t-il soin de préciser. En attendant les JO de Paris, on se prend à rêver de l’époque où le quotidien français L’Equipe titrait en couverture: “On attendait les Anglais. Ce furent les Djiboutiens”. Vous en rappelez-vous la date exacte?, avons-nous demandé à l’ancien médaillé olympique Ahmed Salah. La réponse est cash: “dimanche 14 avril 1985 à Hiroshima, au Japon, où se tenait la première édition de ce qui fut la coupe du monde de marathon…” DJIBOUTI, 30 mai 2024 (ADI) – Jamais un rendez-vous olympique n’aura suscité autant d’engouement à Djibouti que les JO de Paris qui se profilent à l’horizon. De mémoire de dirigeant d’instance sportive, “la dernière fois qu’on a vu une telle ambiance, un intérêt aussi palpable pour les JO, c’était en 1988. En ce temps-là, la “fusée” Salah [il s’agit du marathonien Ahmed Salah] dominait le monde et ses prétentions à mettre la main sur la médaille d’or étaient sérieuses. Même s’il n’aura finalement droit qu’à la troisième place, il a réussi à hisser Djibouti sur le podium à Séoul”, confie le président de la Fédération djioutienne d’athlétisme (FDA) dont les représentants aux JO de Paris ont pour nom Mohamed Ismaèl Ibrahim et Ibrahim Hassan Bouh. Le même Ahmed Salah remporte trois ans plus tard la médaille d’argent aux championnats du monde d’athlétisme à Tokyo. Il faudra attendre 2013 pour voir un Djiboutien présent sur le podium dans une rencontre internationale de haut niveau. Cette année-là, un certain Ayanleh Souleiman devient médaillé de bronze à Moscou dans un 800 m particulièrement disputé en l’absence du champion olympique et détenteur à ce jour du record du monde David Rudisha. Pourquoi une passion aussi forte pour les JO de Paris ? A en croire l’athlète Mohamed Ismaèl Ibrahim, celui-là même sur les épaules desquels reposent aujourd’hui tous les espoirs de l’athlétisme djiboutien, la réponse à cette question réside en partie dans le traitement médiatique réservé à cet événement. “Les médias nationaux, qui ont trouvé un puissant relais dans les réseaux sociaux comme c’est le cas partout dans le monde, en parlent souvent. Mes dernières performances, comme celles des autres athlètes qualifiés aux JO de Paris, sont épluchées, commentées, suivies de près”, fait-il remarquer non sans une pointe de fierté. “Ce regain d’intérêt pour les JO n’est sans doute pas étranger au fait qu’au sein de l’ADI, vous jouez pleinement votre rôle en assurant la diffusion en temps réel de l’information auprès de nos canaux médiatiques dont la RTD et le quotidien La Nation”, abonde un haut responsable de la FDA. Du monde sportif au campus de l’université de Djibouti, l’engouement pour les JO de Paris est le même. “Cet événement nous intéresse parce nous avons foi dans nos athlètes, leur aptitude à porter haut les couleurs nationales”, s’enhardit Nafissa, étudiante en droit. Ahmed Haji Kalinleh, commerçant de la place, ne cache pas, lui, son admiration pour le jeune Fatah (surnom de l’athlète Mohamed Ismaèl Ibrahim) en qui il voit un Ahmed Salah en gestation. Il n’est pas loin de penser qu’il a l’étoffe d’un gagneur comme son illustre aîné. “Par ses exploits, sa fougue juvénile et son ardeur au travail, il fait beaucoup parler de lui. Il fascine la jeunesse. Ses fans ne se comptent plus, y compris au sein de ma famille où le désir de le voir briller à Paris est plus que jamais puissant”, prend t-il soin de préciser. En attendant les JO de Paris, on se prend à rêver de l’époque où le quotidien français L’Equipe titrait en couverture: “On attendait les Anglais. Ce furent les Djiboutiens”. Vous en rappelez-vous la date exacte?, avons-nous demandé à l’ancien médaillé olympique Ahmed Salah. La réponse est cash: “dimanche 14 avril 1985 à Hiroshima, au Japon, où se tenait la première édition de ce qui fut la coupe du monde de marathon…” Pour plus d’informations et d’analyses sur la Djibouti, suivez Africa-Press

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