Africa-Press – Gabon. Dans le cadre de la politique prônée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema visant à mettre fin à l’impunité des crimes économiques et financiers, un stage de formation a été lancé lundi à Libreville. Cette initiative, réunissant forces de sécurité et acteurs civils, marque une étape décisive dans le renforcement des capacités nationales pour prévenir, enquêter et sanctionner les malversations.
La salle de conférence Général Théodore Kwaou, au Commandement en chef des Forces de police nationale, a servi de cadre, lundi 26 janvier 2026, à la cérémonie d’ouverture d’un stage de formation consacré à la lutte contre les infractions économiques et financières.
Organisée par la Direction de la Coopération internationale de sécurité, cette session de renforcement des capacités réunit des agents de la police nationale, de la gendarmerie ainsi que des personnalités civiles. L’objectif affiché est clair: renforcer les compétences en matière de prévention, d’enquête et de répression des crimes économiques et financiers.
La cérémonie a été officiellement lancée par le Général de brigade Ademba Mbongo, chef d’État-Major des Polices d’investigations judiciaires, représentant le Commandant en chef des Forces de police nationale. La présence des officiers supérieurs et subalternes témoigne de l’importance stratégique accordée à ce programme, dans un contexte où la lutte contre la corruption est devenue une priorité nationale.
Une initiative inscrite dans la politique présidentielle
Ce stage s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui avait convoqué, quelques mois plus tôt, une réunion au palais présidentiel avec les autorités judiciaires, la police et la gendarmerie. À cette occasion, il avait appelé à mettre fin à l’impunité dans les affaires de malversations financières, en ordonnant notamment des enquêtes et des audits dans les administrations publiques.
Le chef de l’État avait alors martelé que la traque des auteurs de détournements de fonds ne ferait aucune exception, y compris parmi ses propres collaborateurs. Ce discours avait marqué une rupture avec les pratiques du passé et ouvert une nouvelle ère de gouvernance axée sur la transparence et la responsabilité.
La formation lancée à Libreville vise donc à donner aux forces de sécurité les outils nécessaires pour identifier, enquêter et sanctionner les infractions économiques et financières. Elle devrait également favoriser une meilleure coopération entre les institutions et renforcer la confiance des citoyens dans l’action de l’État. En dotant ses agents de compétences accrues, le Gabon confirme sa détermination à éradiquer les crimes économiques et financiers et à instaurer une gouvernance plus crédible et respectueuse des règles de droit. C’est, en tout cas, le souhait de nombreux compatriotes.





