Africa-Press – Gabon. Alors que Washington a frappé Caracas et kidnappé le président Maduro dans une opération militaire sans précédent, à Libreville des voix n’a pas tardé à monter au créneau: l’AAGC qualifie en effet l’intervention américaine de «crime international» et met en garde l’Afrique contre toute «stratégie militaire des Yankees». Une déclaration explosive qui positionne le Gabon aux côtés de Cuba et du Venezuela dans cette crise hémisphérique majeure.
Dans un communiqué officiel publié le 5 janvier 2026, l’Association Amitié Gabon-Cuba (AAGC) s’est jointe à La Havane pour condamner avec la plus grande fermeté l’intervention militaire américaine menée contre le Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier. Baptisée «Absolute Resolve » par le Pentagone, cette opération a abouti à la capture et l’exfiltration forcée du président Nicolás Maduro, transféré à New York pour y être jugé.
L’AAGC qualifie cette action de «crime international contre le peuple souverain du Venezuela», dénonçant une guerre «calculée contre Caracas, sans aucune provocation». L’association de solidarité gabonaise pointe du doigt les véritables motivations de cette agression: «un objectif impérial sur les ressources naturelles du Venezuela», pays détenteur des plus importantes réserves pétrolières mondiales.
L’ONU sommée de réagir, l’Afrique appelée à la vigilance
La capture du chef d’État vénézuélien constitue, selon l’AAGC, «une violation flagrante du droit et des protocoles internationaux». L’association interpelle directement la communauté internationale et les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, leur rappelant leur «devoir et responsabilité de condamner moralement ces tactiques d’intimidation des États-Unis qui ne respectent pas la souveraineté de chaque État».
Dans son texte, l’AAGC exhorte les détenteurs du droit de veto onusien à «réagir face aux troubles de la paix mondiale» et refuse le silence complice. L’association gabonaise affirme sa solidarité totale avec les peuples cubain et vénézuélien, unis par «la résistance collective de masse contre l’agresseur pour défendre la révolution bolivarienne».
Reprenant une rhétorique combative, l’AAGC proclame que face à ces événements d’une gravité exceptionnelle, «quelques soient les difficultés, aussi grandes soient-elles, la réponse de tous les patriotes sera l’unité, la lutte, le combat et la victoire». Cette déclaration résonne comme un avertissement adressé aux puissances occidentales: Libreville appelle les Africains à une «vigilance constante» pour protéger et pérenniser «la révolution culturelle de l’Alliance des États africains contre toute stratégie militaire des Yankees».
Cette prise de position marque un tournant diplomatique significatif. En s’alignant fermement sur La Havane dans cette crise hémisphérique, l’AAGC inscrit le Gabon dans un axe de solidarité Sud-Sud, réaffirmant les principes de non-ingérence et de respect de la souveraineté nationale face aux interventions unilatérales.





