Raphia, Artisanat Et Identité Nationale Au Gabon

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Raphia, Artisanat Et Identité Nationale Au Gabon
Raphia, Artisanat Et Identité Nationale Au Gabon

Africa-Press – Gabon. Véritable joyau du terroir, le raphia est mis à l’honneur par le ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat. À travers une communication diffusée mardi 20 janvier 2026, les autorités ont rappelé que cette fibre végétale, au cœur des cérémonies et du savoir-faire artisanal, constitue un héritage précieux à préserver et à promouvoir sur l’ensemble du territoire national.

Dans une communication faite sur la page Facebook du ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat, intitulée «Bon à savoir», datée du mardi 20 janvier 2026, la place centrale du raphia dans le patrimoine gabonais a été rappelée. Entre mode nuptiale, rites ancestraux et économie durable, cette ressource s’impose comme l’ambassadrice d’un savoir-faire qui traverse les âges. Pour le ministère du Tourisme, c’est un symbole d’identité, de créativité et de durabilité. «Le raphia représente une richesse naturelle à préserver, contribuant au rayonnement du patrimoine culturel gabonais et africain», peut-on lire. Autrement dit, au Gabon, le raphia n’est pas un simple textile. Il sert de témoin des moments les plus sacrés de la vie. Lors des mariages coutumiers, il est fréquent de voir les futurs époux vêtus de parures en raphia finement tissées. Symbole de pureté, de noblesse et d’ancrage aux racines gabonaises, la tenue en raphia confère une solennité unique à l’union. Elle marque notamment l’appartenance à une lignée et le respect des traditions transmises par les anciens.

Le souffle des danses traditionnelles

Le raphia joue également un rôle lors des danses qui rythment la vie des provinces gabonaises. Il est l’élément indispensable à la confection des accessoires et des costumes de scènes rituelles et des danses traditionnelles. En outre, le raphia représente une richesse naturelle à préserver, car il contribue au rayonnement du patrimoine culturel gabonais et africain.

De plus, le processus de transformation de la récolte des feuilles du palmier-raphia jusqu’au tissage manuel sur des métiers traditionnels, relève d’une ingénierie culturelle d’une grande précision. Pour le ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat, la promotion de cette filière est un enjeu important, car elle représente aujourd’hui une identité culturelle forte face à la mondialisation, une source de créativité pour les jeunes designers et artisans locaux pour le rayonnement du «Made in Gabon».

En célébrant le raphia, les autorités gabonaises entendent faire briller le patrimoine national à l’échelle africaine et internationale pour la préservation du raphia et la vulgarisation d’une part de l’excellence gabonaise.

Thécia Nyomba

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