Commerce du poisson : Le Capal perd de sa superbe

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Commerce du poisson : Le Capal perd de sa superbe
Commerce du poisson : Le Capal perd de sa superbe

Africa-Press – Gabon. Les étals du Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) sont quasiment vides, clients et pêcheurs se font rares. Loin d’une pénurie, la directrice des lieux évoque une préférence des pêcheurs pour les débarquements clandestins. La pratique leur permettrait de vendre leurs captures à leurs prix.

Créé en 2011 avec pour mission de centraliser les débarquements des produits de la pêche, le Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) n’attire plus grand nombre de pêcheurs. Ce qui fragilise son fonctionnement optimal. Les étals quasiment vides qui laissent croire à une pénurie.

Selon la directrice du Capal, les pêcheurs préfèrent désormais les débarquements clandestins. «Les pêcheurs sont animés par l’esprit de débarquement prohibé. Donc ils ne débarquent plus ici. Ils vont débarquer dans des sites qui ne sont pas agréés et ils vendent à leurs prix alors qu’ici il y a une mercuriale», a déclaré Olga Bouanga Minko.

«Les faits sont là. Il n’y a rien. Ici c’est l’espace de pesée. Un vendredi à cette heure, le poisson devait être en abondance ici», a-t-elle commenté en fin de semaine écoulée lors d’une visite du ministre de la Pêche et de l’économie maritime. Si pour certaines, les contrôles intempestifs des pêcheurs en mer sont la principale raison expliquant cette posture des pêcheurs, pour d’autres ces derniers sont simplement attirés par l’appât du gain. Car, hors du Capal ils peuvent écouler leurs produits à des prix particulièrement élevés puisque fixés par eux-mêmes.

Pour Oswald Séverin Mayounou, il est désormais question de trouver des solutions afin de «rebooster ce centre qui perd de sa ferveur». De passage au Capal, il a visité l’atelier d’entretien de moteurs à bateaux, où il a assisté au débarquement d’un bateau. Ce qui lui a permis «de constater que cet exercice nécessite un regard pointilleux afin de garantir une certaine transparence dans l’obtention de véritables quantités récoltées». Il a d’ailleurs demandé que soit mis en place «un dispositif légal afin de contrôler tout débarquement de poissons».

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