Africa-Press – Gabon. Ce mardi 5 septembre, après Jean Rémy Yama, Renaud Allogho Akoué et Léandre Nzué sont sortis de prison. Respectivement ancien directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et ancien maire de Libreville, ils étaient entre autres poursuivis pour détournement de deniers publics. Ont-ils été blanchis ?
Belle après-midi que celle du 5 septembre 2023 pour Renaud Allogho Akoué et Léandre Nzué. Sur instruction du général de brigade et président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma, ils ont été libérés après leur incarcération à la prison centrale de Libreville pour entre autres, détournement de deniers publics. Membres de la galaxie Ali Bongo, ils étaient taxés de “voleurs de la République” tant les sommes qu’ils auraient détournées et tantôt révélées en plein procès (pour Renaud Allogho Akoué), avaient choqué plus d’un comme c’est le cas aujourd’hui avec l’argent saisi par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Renaud Allogho Akoué, incarcéré le 27 novembre 2019, était le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) lors de sa mise sous mandat de dépôt. Il serait à l’origine des tensions financières de cette boîte dont la gestion a finalement été confiée au secteur privé. Le 4 août 2022, il avait été condamné par la Cour d’appel à 8 ans de réclusion criminelle, dont un an avec sursis, 10 millions de francs CFA d’amende et 4 milliards de francs CFA à payer à la partie civile. Il lui restait donc 3 années à purger en prison. Léandre Nzué, ancien maire de la commune de Libreville, était passé devant le juge d’instruction le 15 septembre 2020.
Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, jusqu’à sa libération ce mardi 5 septembre, son jugement n’avait pas encore été prononcé : son procès était très attendu. Le 4 septembre lors de sa prestation de serment, le président de la transition annonçait entre autres, l’amnistie des prisonniers d’opinion. Alors que leur libération intervient au lendemain de son discours, l’opinion s’interroge quand bien même, leurs proches jubilent de joie. Sont-ils considérés comme des prisonniers d’opinion ? Ont-ils été blanchis de leurs crimes ? Jouissent-ils simplement de l’indulgence du président de la transition ? Quid donc de leurs “amis” incarcérés ?
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