Africa-Press – Gabon. La dernière session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, qui a décidé de la suspension du Gabon et de la délocalisation du siège de l’organisation sous-régionale à Malabo, n’a enregistré la présence que de 5 Présidents sur les 11 que compte la Communauté. Les absents ont-ils souhaité exprimer leur soutien au CTRI ?
Représenté par Michel Essongue, Haut-commissaire de la République, le Gabon s’est vu suspendre de toutes les activités de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) lors de la 4e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue lundi 4 septembre à Djibloho, en Guinée équatoriale. La rencontre initiée par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président équato-guinéen et vice-président en exercice de la CEEAC, a également décidé de la délocalisation du siège de l’organisation sous-régionale de Libreville à Malabo. Pourtant, en dépit de la situation particulièrement sérieuse que celle abordée à l’ordre du jour, tous les leaders de la Communauté n’étaient pas présents. Certains semblent ne pas avoir jugé de l’utilité d’y prendre part.
La rencontre de Djibloho n’a en effet enregistré la présence que de cinq chefs d’État sur les onze que compte la CEEAC. Les présidents Paul Biya (Cameroun), Paul Kagame (Rwanda), Évariste Ndayishimiye (Burundi) et Félix Tshisekedi (RDC) ont brillé par leur absence. Selon le communiqué final, ils «se sont excusés». Absent lui aussi, le président de la Transition au Tchad, le général Mahamat Idriss Déby Itno s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Mahamat Saleh Annadif.
Pourquoi ces absences ? La CEEAC ne donne pas plus d’explications. Ce qui laisse libre cours à toutes interprétations. Si certains dans l’opinion évoquent des questions d’agenda, d’autres y voient plutôt une façon voilée d’adouber le nouvel homme fort de Libreville, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a officiellement prêté serment en tant que président de la Transition au Gabon le même jour. Tout reste à voir.
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