Élection Fegafoot: Candidat Écarté Saisit Tribunal

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Élection Fegafoot: Candidat Écarté Saisit Tribunal
Élection Fegafoot: Candidat Écarté Saisit Tribunal

Africa-Press – Gabon. Le contentieux préélectoral de la Fegafoot a quitté le terrain des joutes internes pour s’inviter dans le prétoire. Ce lundi 30 mars 2026, la juridiction civile statuera en référé sur la requête du Dr. Axel Nguema Edou, candidat évincé, qui réclame la suspension du congrès électif du 18 avril prochain. En cause: l’opacité administrative de la Commission électorale, accusée d’avoir rendu impossible la constitution régulière des dossiers de candidature, bafouant ainsi le principe d’égalité des armes.

Le football gabonais se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tourmente institutionnelle dont l’issue se jouera, ce lundi 30 mars 2026, non sur un terrain de jeu, mais dans l’enceinte solennelle d’une juridiction civile. Le contentieux préélectoral né du processus de désignation du futur président de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot) a franchi le Rubicon judiciaire, révélant les failles béantes d’une gouvernance sportive structurellement fragile.

Au cœur de la controverse: le Dr. Axel Nguema Edou, candidat évincé de la course à la présidence fédérale, a actionné le levier de l’urgence juridique en assignant en référé d’heure à heure la Fegafoot et sa Commission électorale. La requête, fondée sur l’article 438-2 du Code de procédure civile, vise à obtenir la suspension du congrès électif prévu le 18 avril prochain ; un scrutin qui, à ce stade, ne verrait concourir qu’un seul candidat officiellement retenu: Pierre Alain Mounguengui, président sortant.

L’argumentaire du requérant, porté par le cabinet d’avocats SCP Nnang & Mbolo, est d’une redoutable précision procédurale. Il pointe l’impossibilité matérielle de satisfaire à l’obligation de parrainage (sept membres statutaires au minimum, conformément à l’article 31 des statuts fédéraux couplé à l’article 8 du Code électoral) en l’absence d’un corps électoral clairement et officiellement identifié. La Commission électorale aurait en effet opposé à ses sollicitations un silence administratif doublé d’un renvoi laconique aux textes, sans jamais communiquer le registre exhaustif des membres habilités à parrainer.

Cette opacité est précisément ce que l’article 5f du Code électoral interdit: l’organe de gestion des élections est tenu de garantir à chaque candidat l’accès à toute information utile à la constitution de son dossier. En s’y refusant, la Commission aurait rompu l’égalité des armes entre les candidats, principe cardinal de tout processus démocratique, sportif ou politique.

Ce que ce dossier expose avec une clarté clinique, c’est l’incapacité chronique des instances fédérales gabonaises à conjuguer ambition réformatrice et rigueur procédurale. Le juge, ce lundi, dira si ce défaut de transparence constitue un trouble manifestement illicite. Le football gabonais, lui, attend toujours sa thérapie de choc institutionnelle.

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