Africa-Press – Gabon. La capitale gabonaise, Libreville, abritera en mai 2026 la 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Cette annonce a été faite, le 24 février, à l’issue d’une réunion avec le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, qui a échangé avec une délégation du secrétariat général du Cames, conduite par le Professeur Souleymane Konaté et introduite au cabinet par le ministre de l’Enseignement supérieur, Charles Edgar Mombo.
Les préparatifs du prochain Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), qui se tiendra en mai au Gabon, ont été au cœur d’une séance de travail, le 24 février, avec le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. La délégation conduite par le Secrétaire général du Cames, le Professeur Souleymane Konaté, est allée présenter les contours de cet événement et de cette organisation qui mettra le Gabon l’honneur lors de cette session ministérielle.
Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), les discussions ont principalement porté sur les modalités d’organisation de cette importante rencontre, qui réunira les représentants de 15 pays membres. Pour Souleymane Konaté, la session sera marquée par un moment solennel, à savoir, la remise de la dignité de grand-croix de l’Ordre international des Palmes académiques du Cames au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Appel au renforcement de la coopération universitaire
Cette distinction honore l’engagement du Gabon en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au cours des travaux, les ministres examineront les orientations stratégiques de l’institution, le rapport d’activités 2025 du Secrétariat général, ainsi que plusieurs dossiers soumis à l’adoption du Conseil, à l’instar de la gouvernance universitaire, de l’assurance qualité, de la reconnaissance des diplômes. Ces délibérations visent à renforcer le rôle du Cames dans l’harmonisation et le développement de l’enseignement supérieur en Afrique et à Madagascar.
La situation des universitaires gabonais recalés aux derniers concours du Cames a également été évoquée lors de la réunion. Les responsables de l’institution ont attribué ces résultats à un déficit de préparation des candidats. Ils ont suggéré la création d’une Commission nationale de validation des dossiers, inspirée du modèle burkinabè, pour améliorer les performances futures.
Pour sa part, le Vice-président, Hermann Immongault, a insisté sur l’urgence pour les pays africains de s’approprier les enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle (IA), afin d’accélérer leur développement. Il a appelé au renforcement de la coopération universitaire, soulignant que ces domaines sont essentiels pour l’avenir de l’enseignement supérieur sur le continent.





