Africa-Press – Gabon. Sous l’égide de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et en partenariat avec TotalEnergies EP Gabon, les résultats des programmes Total Gabon Vert (TGV) et Total Gabon Bleu (TGB) ont été restitués ce jeudi 22 janvier 2026. Entre souveraineté scientifique et impératifs de valorisation économique, ce rendez-vous a tracé les contours d’une gestion des ressources naturelles désormais dictée par la donnée.
En présence du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogho, et de son collègue de la Pêche et de l’Économie Bleue, Aimé-Martial Massamba, ce « Café Scientifique » a réuni experts nationaux, partenaires techniques et organisations de la société civile. L’objectif: transformer une décennie de recherche en outils de décision politique et en bénéfices concrets pour les communautés locales.
Le partenariat liant l’ANPN à TotalEnergies EP Gabon depuis plus de dix ans a été présenté comme un modèle de coopération public-privé. Pour Omer Ntougou Ndoutoume, Secrétaire exécutif de l’ANPN, cette alliance est un levier stratégique: «Ce partenariat constitue un exemple emblématique de coopération pérenne fondée sur des résultats mesurables et utiles à la prise de décisions publiques», a-t-il affirmé, rappelant que ces programmes reposent sur quatre piliers: gestion des aires protégées, appui aux communautés, recherche scientifique et renforcement des capacités locales.
La donnée scientifique, boussole de la décision publique
Le cœur des échanges a porté sur la nécessité de passer d’une conservation « contemplative » à une gestion active. Pour Maurice Ntossui Allogho, la science est le préalable non négociable à toute exploitation durable: «La recherche scientifique est indispensable, car elle nous fournit la donnée et les chiffres qui permettent de mieux décider du capital naturel. Sans donnée, les décisions ne sont plus en adéquation avec les objectifs», a martelé le ministre des Eaux et Forêts.
Les résultats présentés couvrent six projets majeurs, allant de la recherche archéologique à la surveillance de l’Arboretum Raponda Walker, en passant par les missions « Albacore » dédiées à la gestion des stocks halieutiques. En associant protection du patrimoine forestier (TGV) et gestion du domaine maritime (TGB), le Gabon entend concilier préservation des écosystèmes et performance économique.
Vers une « chaîne de valeur » pour les communautés
L’un des points d’équilibre majeurs de ces assises réside dans l’inclusion des populations rurales. Les programmes ne se limitent plus aux inventaires biologiques ; ils visent la création de revenus via le tourisme faunique durable et une répartition équitable des dividendes de la conservation.
Le ministre des Eaux et Forêts a notamment précisé que la maîtrise des stocks, incluant les 400 essences de bois gabonaises, doit permettre de «desserrer la pression sur l’Okoumé» en orientant le marché vers des essences moins exploitées, créant ainsi une richesse plus diversifiée.
L’économie bleue en ligne de mire
Pour Aimé-Martial Massamba, dont le département ministériel est en pleine structuration, ce partage d’expérience est une opportunité: « C’était un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous avons passé en revue les opérations réalisées pour mettre en place les textes conformes aux missions définies par le gouvernement », a-t-il confié, soulignant l’importance des missions Albacore (1 à 8) pour la compréhension des dynamiques marines.
En clôturant les échanges, le Professeur Stéphan Ntié, conseiller scientifique à l’ANPN, a rappelé que la science est le socle d’une souveraineté retrouvée: «Ce café scientifique est un bel exposé des recherches touchant la biodiversité. L’ambition est désormais de consolider ce modèle d’appui et d’en assurer la pérennité. Nous avons démontré que, localement, nous possédons l’expertise nécessaire pour une gestion et une valorisation optimales de notre patrimoine naturel».
Ce rendez-vous n’était pas une simple formalité académique, mais un acte de transparence. Comme l’a résumé le président de séance, l’enjeu est désormais de pérenniser ce modèle pour que, au Gabon, la protection de la biodiversité devienne le moteur d’un développement résilient et souverain.
Sous l’égide de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et en partenariat avec TotalEnergies EP Gabon, les résultats des programmes Total Gabon Vert (TGV) et Total Gabon Bleu (TGB) ont été restitués ce jeudi 22 janvier 2026. Entre souveraineté scientifique et impératifs de valorisation économique, ce rendez-vous a tracé les contours d’une gestion des ressources naturelles désormais dictée par la donnée.
En présence du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogho, et de son collègue de la Pêche et de l’Économie Bleue, Aimé-Martial Massamba, ce « Café Scientifique » a réuni experts nationaux, partenaires techniques et organisations de la société civile. L’objectif: transformer une décennie de recherche en outils de décision politique et en bénéfices concrets pour les communautés locales.
Le partenariat liant l’ANPN à TotalEnergies EP Gabon depuis plus de dix ans a été présenté comme un modèle de coopération public-privé. Pour Omer Ntougou Ndoutoume, Secrétaire exécutif de l’ANPN, cette alliance est un levier stratégique: «Ce partenariat constitue un exemple emblématique de coopération pérenne fondée sur des résultats mesurables et utiles à la prise de décisions publiques», a-t-il affirmé, rappelant que ces programmes reposent sur quatre piliers: gestion des aires protégées, appui aux communautés, recherche scientifique et renforcement des capacités locales.
La donnée scientifique, boussole de la décision publique
Le cœur des échanges a porté sur la nécessité de passer d’une conservation « contemplative » à une gestion active. Pour Maurice Ntossui Allogho, la science est le préalable non négociable à toute exploitation durable: «La recherche scientifique est indispensable, car elle nous fournit la donnée et les chiffres qui permettent de mieux décider du capital naturel. Sans donnée, les décisions ne sont plus en adéquation avec les objectifs», a martelé le ministre des Eaux et Forêts.
Les résultats présentés couvrent six projets majeurs, allant de la recherche archéologique à la surveillance de l’Arboretum Raponda Walker, en passant par les missions « Albacore » dédiées à la gestion des stocks halieutiques. En associant protection du patrimoine forestier (TGV) et gestion du domaine maritime (TGB), le Gabon entend concilier préservation des écosystèmes et performance économique.
Vers une « chaîne de valeur » pour les communautés
L’un des points d’équilibre majeurs de ces assises réside dans l’inclusion des populations rurales. Les programmes ne se limitent plus aux inventaires biologiques ; ils visent la création de revenus via le tourisme faunique durable et une répartition équitable des dividendes de la conservation.
Le ministre des Eaux et Forêts a notamment précisé que la maîtrise des stocks, incluant les 400 essences de bois gabonaises, doit permettre de «desserrer la pression sur l’Okoumé» en orientant le marché vers des essences moins exploitées, créant ainsi une richesse plus diversifiée.
L’économie bleue en ligne de mire
Pour Aimé-Martial Massamba, dont le département ministériel est en pleine structuration, ce partage d’expérience est une opportunité: « C’était un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous avons passé en revue les opérations réalisées pour mettre en place les textes conformes aux missions définies par le gouvernement », a-t-il confié, soulignant l’importance des missions Albacore (1 à 8) pour la compréhension des dynamiques marines.
En clôturant les échanges, le Professeur Stéphan Ntié, conseiller scientifique à l’ANPN, a rappelé que la science est le socle d’une souveraineté retrouvée: «Ce café scientifique est un bel exposé des recherches touchant la biodiversité. L’ambition est désormais de consolider ce modèle d’appui et d’en assurer la pérennité. Nous avons démontré que, localement, nous possédons l’expertise nécessaire pour une gestion et une valorisation optimales de notre patrimoine naturel».
Ce rendez-vous n’était pas une simple formalité académique, mais un acte de transparence. Comme l’a résumé le président de séance, l’enjeu est désormais de pérenniser ce modèle pour que, au Gabon, la protection de la biodiversité devienne le moteur d’un développement résilient et souverain.





