Africa-Press – Gabon. En poste à Riyad, l’ambassadeur Ibrahim Guy Membourou a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de l’axe diplomatique Gabon-Arabie Saoudite. Reçu en audience le 4 janvier 2026 par le ministre saoudien de la Santé, Fahad bin Abdulrahman Al-Jalajel, le diplomate gabonais a jeté les bases d’une coopération médicale ciblée. Entre partage d’expertise et mobilité des praticiens, cet échange préfigure une offensive conjointe contre des pathologies chroniques de plus en plus lourdes pour le système de santé gabonais.
La diplomatie gabonaise s’active sur le front de la santé publique au Moyen-Orient. Le dimanche 4 janvier, à Riyad, les discussions entre le représentant du Gabon, Ibrahim Guy Membourou, et le ministre saoudien de la Santé ont mis en lumière une volonté commune de passer de la courtoisie diplomatique à l’action sectorielle.
L’enjeu de cette rencontre est avant tout technique. Le Gabon cherche à s’inspirer du modèle saoudien pour optimiser la prise en charge de pathologies lourdes et coûteuses. Selon le compte-rendu de l’ambassadeur, les échanges ont porté sur les «perspectives de coopération et d’échange d’expériences entre les médecins saoudiens et gabonais».
Quatre domaines prioritaires ont été identifiés, correspondant aux principaux défis sanitaires actuels du pays: l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), le diabète et les affections de la prostate. L’objectif est clair: améliorer les protocoles de soins locaux grâce au transfert de compétences avec un Royaume disposant d’infrastructures de pointe.
Vers une mobilité des blouses blanches
Au-delà du partage théorique, la rencontre a acté le principe d’une coopération de terrain. Son Excellence Fahad bin Abdulrahman Al-Jalajel a officiellement exprimé son soutien à «l’organisation de visites réciproques des deux parties au sein des structures hospitalières». Ces immersions croisées devraient permettre aux spécialistes gabonais de se familiariser avec les technologies médicales saoudiennes, tandis que les experts saoudiens pourraient apporter leur appui direct dans les centres hospitaliers universitaires de Libreville et de l’intérieur.
Pour la diplomatie gabonaise, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats techniques. Si elle se concrétise, cette alliance pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les maladies non transmissibles, responsables d’une part croissante de la mortalité au Gabon.





