Justice: Emane Promet de Réduire les Détentions Préventives

1
Justice: Emane Promet de Réduire les Détentions Préventives
Justice: Emane Promet de Réduire les Détentions Préventives

Africa-Press – Gabon. En visite à la prison centrale de Libreville, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, s’est dit préoccupé par le nombre élevé de détenus en attente de jugement. Sur 3 500 personnes incarcérées, environ 600 seulement ont été jugées, révélant l’ampleur de la détention préventive dans l’établissement pénitentiaire surnommé « Sans-Famille ». Le membre du gouvernement assure vouloir inverser cette courbe.

La situation carcérale à la Prison centrale de Libreville continue d’interpeller les autorités. En effectuant récemment une visite d’inspection dans cet établissement pénitentiaire, Augustin Emane a pu constater de visu les conditions de détention des personnes privées de liberté. À l’issue de cette descente, le garde des Sceaux a affirmé que « le gouvernement s’attelle à inverser les chiffres en faisant en sorte qu’il y ait moins de détenus préventifs que des condamnés dans les prisons ». Selon les données communiquées par son département ministériel, sur 3 500 détenus recensés, près de 3 000 sont en détention préventive, soit une écrasante majorité encore en attente de jugement.

Pour relever ce défi, le ministre mise sur la célérité dans le traitement des dossiers par les magistrats afin de désengorger la maison carcérale, connue sous le sobriquet de « Sans-Famille ». Tout en reconnaissant la gravité de la situation, il a salué les efforts engagés en matière de réhabilitation et de modernisation des infrastructures. Sa visite l’a conduit à la maison d’arrêt pour femmes, au quartier des mineurs, dans certains blocs surpeuplés dont le tristement célèbre « la Chine », ainsi qu’au centre de réinsertion et à l’infirmerie. Une immersion qui, selon lui, renforce la détermination des autorités à corriger durablement le déséquilibre entre prévenus et condamnés dans les prisons du pays.

C’est dans ce climat que les réflexions portées par le Docteur Dann Glenn Bibalou Koumba sur le travail d’intérêt général (TIG), déjà prévu par le Code pénal, prennent tout leur sens: face à des établissements saturés et à une justice sous pression, cette peine alternative apparaît comme une piste concrète pour réduire la population carcérale, favoriser la réinsertion et réorienter la politique pénale vers des solutions plus efficaces et socialement utiles.

Nkili Akieme

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here