Outrage au Président : «La Mama» fait-elle encore peur ?

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Outrage au Président : «La Mama» fait-elle encore peur ?
Outrage au Président : «La Mama» fait-elle encore peur ?

Africa-Press – Gabon. Jurisprudence Landry Amiang Washington oblige. Plutôt que de se contenter d’un communiqué dont le destinataire est connu de tous pour ses propos injurieux à l’encontre du président de la Transition du Gabon, le parquet devrait s’autosaisir à la suite de l’outrage fait par Joséphine Nkama Dabany à l’encontre de Brice Clotaire Oligui Nguema.

Il aura passé près de quatre ans en prison et en est ressorti sans jugement véritable. L’un des principaux chefs d’accusation portés à l’encontre de Landry Amiang Washington était l’outrage au président de la République à travers ses nombreux directs sur les réseaux sociaux. À l’époque, les avocats de l’activiste vivant aux États-Unis avaient révélé qu’Ali Bongo, principale victime, n’avait pas porté plainte. Le parquet de Libreville s’était lui-même saisi pour porter l’accusation. Jurisprudence.

Ainsi, l’on s’attendait logiquement à ce que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville prenne une nouvelle fois la parole comme il est désormais de coutume pour dénoncer nommément les récents propos outrageux de Joséphine Nkama Dabany dit Patience Dabany à l’encontre de la première autorité du Gabon. L’on s’attendait surtout à ce qu’André Patrick Roponat annonce des poursuites à l’encontre de la mère d’Ali Bongo. Traiter le chef de l’État de «chien», de «voleur», et l’assumer en affirmant: «Je m’en fous qu’il soit président de la République», ce n’est quand même pas rien. Pour rappel, l’outrage dont avait été accusé l’activiste Amiang Washington avait retenu non comme un délit, mais comme un crime.

«Mamie terreur»

Patience Dabany, ex-épouse du défunt Omar Bongo Ondimba, fait-elle encore autant peur après la chute du régime de son fils ? Est-elle la «mamie terreur» que certains décrivent au point que le parquet se soit contenté de faire une sorte de rappel à l’ordre, tout en évitant de nommer la concernée ? Ce jeudi 14 décembre en effet, à la place de l’habituelle déclaration du procureur de la République de Libreville dans son bureau, c’est le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville qui a dû se rendre sur le plateau du JT de 20 heures de Gabon 1re pour regretter des «actes antipatriotiques posés par des compatriotes nostalgiques d’un passé qui a fait tant de mal à notre pays».

Assurant le service minimum, Jean-Bedel Moussodou Moundounga, qui a dénoncé des propos au «caractère méprisant, injurieux et diffamant», n’a pas moins sonné la fin du temps du laisser-aller. Le magistrat a par ailleurs assuré que ces «excès (…) ne sauraient rester impunis». Chiche !

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