Grève Des Enseignants À Port-Gentil Durcit Le Ton

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Grève Des Enseignants À Port-Gentil Durcit Le Ton
Grève Des Enseignants À Port-Gentil Durcit Le Ton

Africa-Press – Gabon. Remise au goût du jour par les syndicats du secteur depuis lundi, la grève des enseignants est très largement suivie dans les principales agglomérations du pays, notamment dans la capitale économique, Port-Gentil (littoral sud) où plusieurs établissements scolaires connaissent un ‘’désert’’ d’enseignants, contraignants les élèves à rentrer ou à rester chez eux.

Réunie à l’Ecole urbaine du centre de Port-Gentil, près de la Direction académique provinciale, la branche du Collectif SOS Éducation dans l’Ogooué-Maritime, a confirmé son adhésion à la grève générale illimitée lancée au niveau national. « Le collectif SOS Éducation réaffirme sa décision de durcir la grève sans service minimum et reste en grève générale illimitée jusqu’à satisfaction totale des revendications », a-t-on appris des sources syndicales.

Déclenchée en décembre 2025, la grève s’inscrit dans un mouvement plus large porté par plusieurs syndicats du secteur éducatif, dont le SENA, la Conasysed et le Synetechpro, qui dénoncent des promesses non tenues et des blocages administratifs persistants.

En dépit des concertations engagées par le ministère de l’Éducation nationale, les enseignants déplorent l’absence de mesures concrètes et le non-respect de leurs engagements par les autorités.

Parmi les principales revendications figurent la régularisation des situations administratives avec effets de solde immédiats ; le paiement intégral des rappels de salaire ; l’effectivité du paiement des différentes primes ; la mise en solde des enseignants bénévoles, y compris les 900 nouveaux enseignants des matières scientifiques, ainsi que l’affectation des enseignants sortants des grandes écoles et la nomination définitive des chefs d’établissements.

Tout en se disant ouverts au dialogue, les enseignants conditionnent toute reprise des cours à des actes concrets de la part des autorités, désormais attendues sur des décisions fortes pour éviter une crise durable du système éducatif gabonais.

Alors que les cours connaissent déjà de fortes perturbations, la poursuite du mouvement fait craindre un retard important dans l’exécution des programmes scolaires, voire une année académique sérieusement compromise.

Féeodora Madiba et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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