Vie sociale : la mentalité, un élément clé pour le développement

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Vie sociale : la mentalité, un élément clé pour le développement
Vie sociale : la mentalité, un élément clé pour le développement

Africa-Press – Gabon. L’on dit souvent que les réalités vécues par une personne influencent sa pensée et son opinion face à une situation. En tout cas, c’est réel dans nos sociétés africaines.

Le plus souvent, lorsque quelqu’un quitte soudain un état de pauvreté à un état de richesse matérielle, plusieurs interprétations voient le jour. D’aucuns louent ses efforts, d’autres parlent de mauvais chemins, d’autres encore du favoritisme. Seulement, peu sont ceux qui pensent véritablement que l’on peut changer sa situation de pauvreté à celle de richesse en exploitant les idées d’entrepreneuriat ou en émergeant soi-même dans un domaine donné sans magie ni favoritisme.

La majorité, par ailleurs, parle d’un circuit fermé. « Notre société est faite de plusieurs réalités qui obligent d’avoir quelqu’un bien placé dans un domaine donné et qui va donc mettre ton nom quelque part, sinon tu ne feras rien avec tes connaissances », dit-on. Elle va même jusqu’à indiquer que la réussite est similaire à l’appartenance à telle ou telle congrégation religieuse ou autres. Pourtant, nul ne peut avancer ou sortir d’une prison si déjà mentalement il est convaincu de son impossibilité.

En effet, la pauvreté est une prison où seule la mentalité détient les clés de l’évasion. Malheureusement, « peu de gens le savent. C’est presque tout le monde qui raisonne de la sorte et qui attend toujours de l’aide de quelqu’un pour pouvoir sortir de la pauvreté », a indiqué Giresse F., économiste-entrepreneur, avant d’ajouter que « c’est pourquoi les gens demeurent dans la pauvreté parce que le plus souvent la personne attendue ne vient pas, et voilà que la situation ne fera que s’empirer ».

Prenons le cas de l’apprenant ou de l’étudiant qui ne prend pas des initiatives propres pour améliorer ses performances à l’école, comptant toujours sur l’aide de ses collègues. Il retombera dans les mêmes erreurs et ne dépassera pas ses performances habituelles aussi mauvaises qu’elles soient déjà. Ursule, licenciée en sociologie, indique que « l’un des dangers qui freine l’évolution d’une société, c’est le fait d’avoir une idée arrêtée sur son sort ». Là, c’est un peu clair que la mentalité joue un rôle clé dans le développement.

Arlette, licenciée en psychologie, affirme que « oui, la pauvreté est une affaire de mentalité, c’est psychologique…. Plus l’on se dit qu’on ne peut pas sans l’aide de quelqu’un, plus on devient pauvre mentalement et c’est ce qui se traduit aussi physiquement et matériellement ».

Analysant les interventions de Ursule et de Arlette, l’on peut déduire que l’on ne peut pas réussir ou faire avancer sa vie tant que mentalement l’on est déjà convaincu de son incapacité et que l’on continue d’attendre une aide quelconque.

Des initiatives, en attendant des subventions, c’est mieux. Même chez les croyants, toute réussite est conditionnée par la foi. Or dans le domaine de la vie, elle se traduit comme cette capacité mentale de décider par des initiatives économiques concrètes d’avancer et de changer sa situation de vie tout en acceptant une aide qui se présentera par la suite.

Notons que notre mentalité pourrait déterminer nos capacités de développement ou même notre avenir. Autrement dit, si l’on souhaite changer sa situation de pauvreté en richesse ou si c’est le contraire.

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