45 cas de viol sur mineures et 27 cas de mariage d’enfants avortés ont été enregistré cette année

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45 cas de viol sur mineures et 27 cas de mariage d’enfants avortés ont été enregistré cette année
45 cas de viol sur mineures et 27 cas de mariage d’enfants avortés ont été enregistré cette année

Africa-Press – Guinée. Dans la région administrative de Labé, les questions liées au viol, au mariage précoce et aux mutilations génitales féminines restent d’actualité. Malgré la lutte engagée contre ces fléaux par les autorités, le constat montre que ces phénomènes persistent à Labé. Plus de 45 cas de viol sur mineurs et 27 mariages précoces (annulés) ont été enregistrés cette année dans la région.

Selon l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables de Labé, la majeure partie de ces cas de viol ont été transférés à la justice et des présumés auteurs ont été interpellés.

« Au cours de cette année 2021, nous avons enregistré 45 cas de viol sur mineures, 27 cas de mariages précoces avortés et 18 cas de mutilation génitale féminine avortés et 22 cas de maltraitance d’enfants. La majeure partie des cas de viol ont été transférés au niveau de la justice. Les accusés dont on a pu mettre mains sont au niveau de la maison centrale », a confié Fatoumata Diakité, l’inspectrice régionale de l’action sociale, de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables de Labé.

A en croire cette autorités régionale, les victimes de ces violences sont accompagnées par les services de l’action sociale de Labé pour leur éviter la stigmatisation et la marginalisation au sein de la société.

« Les filles victimes, on leur a apporté un appui psycho-social et médical au niveau de l’hôpital régional de Labé. Quant aux petites filles qui ont été protégées de mariages précoces, celles qui sont à l’école on leur a apporté un appui en matériels scolaires et nous allons suivre ces filles jusqu’à ce qu’elles aient les 18 ans. Et, si elles souhaitent poursuivre et terminer les études, qu’elles puissent terminer les études. Celles qui sont dans les ateliers de couture, on a apporté un appui en matériels de couture à certaines et des matériels de coiffure à d’autres pour qu’elles puissent rester au moins au niveau de leurs ateliers, apprendre leur métier jusqu’à l’âge de 18 ans. Dans 22 cas de maltraitance, on a pu faire le retracement familial de ces enfants et ces derniers ont été réinsérés dans leurs propres familles. En collaboration avec nos assistants sociaux qui sont dans les différentes collectivités pour assurer leur suivi afin que ça réussisse cette réinsertion communautaire et familiale. En plus de cela, nous faisons des sensibilisations dans ces communautés pour éviter que ces filles victimes de viol ne soient stigmatisées et marginalisées », a indiqué Fatoumata Diakité.

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