Tornades et cyclones : des spirales de violence

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Tornades et cyclones : des spirales de violence
Tornades et cyclones : des spirales de violence

Africa-Press – Guinée. Associées à des orages violents (dits supercellulaires, ou supercellules orageuses), les tornades sont des tourbillons de vents violents – jusqu’à 500 km/h – qui se forment sous les cumulonimbus, lorsqu’une couche d’air sec surmonte une couche d’air humide, avec une grande amplitude thermique.

Les tornades sont des phénomènes locaux, brefs et intenses. Leur diamètre au sol varie de 100 mètres à 2 kilomètres. Elles se déplacent à grande vitesse sur une trajectoire de plusieurs kilomètres, mais leur durée ne dépasse pas deux heures. Bien que susceptibles de se produire n’importe où, elles sont plus fréquentes en Australie et en Amérique du Nord, où l’air chaud du Mexique rencontre l’air froid des Rocheuses.

Trombe ou tornade: ne pas confondre

Les trombes d’air (au-dessus du sol) ou les trombes marines (en mer) sont aussi des tourbillons de vents violents, mais elles se forment généralement sans orage, à l’inverse des tornades. L’intensité des vents est souvent moindre.

Naissance d’un monstre, le cyclone

Événements météo des plus dévastateurs, les cyclones naissent dans les régions tropicales, entre 5 et 15° de latitude – là où la force de Coriolis, due à la rotation de la Terre, est suffisante pour déclencher un phénomène tourbillonnaire. Leur formation nécessite deux conditions: des eaux de surface chaudes (plus de 26°C) et une absence de vent.

Les cyclones se manifestent notamment de juin à novembre dans l’hémisphère nord et de novembre à mai dans l’hémisphère sud. Ils s’accompagnent de vents violents, d’une forte houle et d’un soulèvement du niveau de la mer entraînant des risques de raz-de-marée lorsqu’ils se rapprochent des côtes. Une fois sur terre, leur puissance s’affaiblit, l’océan n’apportant plus l’énergie thermique nécessaire.

Vous avez dit “medicane” ?

Ce terme, contraction de mediterranean hurricanes en anglais, qualifie de faibles ouragans extratropicaux formés en fin d’été, notamment sur les eaux chaudes de la Méditerranée. Ils présentent à la fois des caractéristiques des ouragans (œil, cœur chaud) et des tempêtes classiques (dépression, orage). Ils sont cependant plus rares et moins intenses que les ouragans.

Dôme de chaleur: un couvercle sur le sol

Un dôme de chaleur est un blocage anticyclonique qui persiste à un même endroit, pendant plusieurs jours et jusqu’à deux semaines, provoquant une stagnation et une amplification des masses d’air chaud. Le système agit comme un couvercle sur une casserole, d’où le nom. L’affaiblissement des forts vents d’altitude (courants-jets) favorise la formation de ces dômes, accentués par les sécheresses, comme ce fut le cas à l’été 2021, au Canada, où l’on a enregistré la température record de 49,1°C au pied de la chaîne des Rocheuses.

Trois situations de chaleur intense

Vagues de chaleur: dues soit à des dômes de chaleur, soit à des vents chauds persistants, ce sont des périodes de plusieurs jours pendant lesquelles les températures sont nettement plus élevées que les normales, selon des critères qui varient selon les régions. On parle de “pic de chaleur” pour un épisode de 24 à 48 heures.

Canicule: températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période d’au moins trois jours. En France, chaque région a son propre seuil d’alerte.

Plume de chaleur: à l’inverse d’un dôme, il s’agit d’un phénomène dynamique dû à une remontée de chaleur alimentée par les vents de sud et dessinant une langue d’air chaud sur les cartes.

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