Vente ambulante du Café dans les rue de Conakry : une activité éprouvante, mais lucrative pour certains jeunes (reportage)

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Vente ambulante du Café dans les rue de Conakry : une activité éprouvante, mais lucrative pour certains jeunes (reportage)
Vente ambulante du Café dans les rue de Conakry : une activité éprouvante, mais lucrative pour certains jeunes (reportage)

Africa-Press – Guinée. Dans les rues de la capitale guinéenne, il est fréquent de rencontrer des vendeurs ambulants de café (en majorité des jeunes). Ces vendeurs sont souvent visibles le matin et en début de soirée. Certains détiennent de gros thermos et de petits seaux en mains, alors que d’autres poussent des chariots contenant tout le matériel de vente du café. Mais, eux tous parcourent des dizaines de kilomètres par jour à la recherche de clients. La fatigue et les risques d’accidents sont leur difficile quotidien ; mais, cette activité leur permet de se faire quelques sous pour joindre les bouts. Ils ne deviennent pas tous des millionnaires avec cette vente ; mais, ils parviennent quand-même à trouver la dépense quotidienne, sortant ainsi de la dépendance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sous le soleil ou la pluie, ces jeunes sont toujours actifs. Avec leurs thermos et leurs chariots, ils se disputent le trottoir avec les piétons ; et, parfois, la chaussée avec les véhicules et les motards à la recherche de clients. Ils tapent parfois aux portes de certaines entreprises pour proposer leur café aux travailleurs qui s’y trouvent. Ils vendent une tasse de café simple à mille francs guinéens (1 000 GNF). Et, le café ne chôme pas dans les thermos…

« Nous avons peur qu’on ne casse les pare-brises des voitures, parce que les chauffeurs ne laissent pas d’espace. Souvent, ils s’arrêtent au bord de la route pour prendre des passagers, alors qu’ils pouvaient bien se garer. Les motards aussi nous effraient ; car, ils se frayent toujours un chemin pour passer plus vite. Ils sont souvent pressés. Donc, dans des situations comme ça, on peut vite renverser notre chariot ou casser les thermos. C’est pourquoi, nous sommes très prudents, nous allons lentement. Cela nous permet aussi de repérer les clients qui sont souvent assis en groupe sous les arbres au bord de la route. C’est la période hivernale qui s’annonce ; donc, j’ai déjà prévu d’acheter des bottes et des manteaux pour me protéger de la pluie. C’est en ce moment même où le café est très sollicité. La nature est humide, les gens sont trempés ; donc, ils achètent le café pour se réchauffer. Donc, nous gagnons beaucoup de bénéfices en cette période. Le prix du café varie selon le goût du client. Un thé simple est vendu à mille francs guinéens (1 000 GNF). Le café mélangé avec du lait coûte entre deux mille (2 000) et deux mille cinq cent francs guinéens (2 500 GNF) », explique Mamadou Talibé Barry, jeune vendeur de café rencontré à Kipé.

Souleymane Diallo travaille à Kipé. Il achète régulièrement du café le matin. Et, le prix ne lui pose aucun problème.

« Le matin j’aime prendre un thé avant de commencer le travail. Ce n’est pas cher, la tasse est à mille francs (1 000 GNF) seulement. Parfois, je prends le mélange de Nescafé et le lait. Je trouve qu’ils (les vendeurs de café) sont très sollicités. Et, tout est là, tu prends ce que tu veux », assure-t-il.

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