Africa-Press – Madagascar. L’affaire dite du « Boeing 777 » continue de secouer l’opinion publique malgache. Ce dimanche, vingt-deux personnes ont été placées en détention provisoire à l’issue de leur audition par le Pôle Anti-Corruption (PAC), dans le cadre d’une enquête de grande ampleur. Parmi elles figurent des employés et responsables de l’Autorité de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM), des ressortissants indiens liés à la société Udaan Aviation, ainsi que plusieurs opérateurs économiques et citoyens malgaches.
Au total, trente-trois personnes sont impliquées dans ce dossier, dont onze sont toujours activement recherchées. Les personnes déjà placées sous mandat de dépôt ont été réparties dans plusieurs établissements pénitentiaires: neuf à la prison d’Avaradrano, dix à Antanimora, deux à Tsiafahy et une femme à la maison d’arrêt de Manjakandriana.
Cette affaire fait suite à des informations largement diffusées sur les réseaux sociaux, selon lesquelles un avion de type Boeing 777 immatriculé 5R-RIJ aurait récemment survolé ou atterri à Madagascar dans des circonstances suspectes.
Cependant, l’ACM a formellement démenti cette version dans un communiqué officiel publié ce lundi. L’organisme qualifie l’information de « totalement erronée » et précise que l’appareil mentionné n’a jamais quitté l’Iran. Selon l’ACM, le vol signalé concernait en réalité un Cessna Grand Caravan EX, immatriculé 5R-NLD, dans le cadre d’un vol inaugural à but humanitaire. L’autorité de régulation aérienne dénonce fermement la propagation de fausses informations, qu’elle juge dangereuses pour la sécurité et la stabilité du secteur aérien.
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