Un Journaliste Menacé, un Manifestant Arrêté ; le Ton Monte D’Un Cran

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Un Journaliste Menacé, un Manifestant Arrêté ; le Ton Monte D’Un Cran
Un Journaliste Menacé, un Manifestant Arrêté ; le Ton Monte D’Un Cran

Africa-Press – Madagascar. Le mouvement de contestation du projet Base Toliara se corse. Des menaces et des arrestations des leaders de la manifestation qui s’oppose à ce projet ont commencé à défrayer la chronique depuis quelques jours. Hier, un journaliste ayant transmis en direct sur les réseaux sociaux la manifestation du dimanche dernier affirme avoir reçu un menace d’arrestation de la part des autorités locales.

Dans la même journée, le Colonel Rehosy Fanapera, farouche opposant à ce projet, a également été arrêté. Des informations circulaient également sur une éventuelle arrestation de l’artiste Théo Rakotovao du groupe Mikea, un des leaders de l’opposition au projet Base Toliara.

A l’issue d’une réunion de l’Organe mixte de conception (OMC) de la ville de Toliara, le Préfet de Toliara, Thierry Aubin Rakotovelo, a mis en garde les manifestants en lançant qu’il ne fera pas preuve de tolérance. L’OMC doit assumer ses responsabilités face aux actions de certains individus cherchant à semer le trouble au centre-ville de Toliara, déclare-t-il.

De son côté, le gouverneur de la région Atsimo-Andrefana, Dr Ranoëlson Edally Tovondrainy tente de jouer l’apaisement. Selon ses dires, les détails concernant le projet de la Base Toliara ont été examinés de près, en particulier ceux qui pourraient inquiéter la population, qu’il s’agisse de bénéfices économiques ou sociaux. Il a également salué l’initiative des notables qui se sont portés médiateurs pour assurer la paix.

Cette affaire suscitent de vives réactions indignées de la part de certains natifs de Toliara qui n’hésitent pas à lancer un ultimatum au pouvoir en place pour arrêter les intimidations et pour libérer le colonel Fanapera. C’est le cas notamment de Andry Bihary, un tuléarois connu des réseaux sociaux pour ses propos très critiques envers les dirigeants, actuellement en exil en France.

Depuis une décennie, les organisations de la société civile et les opposants à ce projet se mobilisent pour stopper l’avancée du projet Base Toliara en alertant, jusqu’à l’ONU, sur les risques socio-environnementaux et sanitaires qu’il représente. La société civile a dénoncé également l’absence d’information adéquate et de consultation préalable des populations concernées. En août 2024, un autre opposant à Base Toliara a été arrêté sur la base d’accusations infondées. Sa libération a été conditionnée à une lettre dans laquelle il s’engage à ne plus prendre part à des grèves contre le projet Base Toliara.

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