Africa-Press – Madagascar. Initiative audacieuse lancée à l’encontre de Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale. Une requête visant à la démettre de son statut de député a été déposée devant la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Cette démarche, entreprise par le groupe parlementaire IRD (Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina), présidé par Paul Bert Velontsara, est désormais officiellement inscrite sur la liste des dossiers en attente sur le site web de la HCC.
L’objectif de cette requête est clair: destituer Christine Razanamahasoa de son mandat de député, ce qui aurait pour conséquence directe sa déchéance de la présidence de la Chambre basse. Si cette mesure est adoptée, elle entraînera également la perte des prérogatives et des immunités parlementaires de l’intéressée, ainsi que de ses responsabilités en tant que chef d’institution.
Cette démarche intervient à la suite de déclarations publiques incisives des membres de la coalition présidentielle à l’encontre de la présidente de l’Assemblée nationale. Les représentants politiques de la Coalition présidentielle ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils ont qualifié d’insubordination de la part de Christine Razanamahasoa, notamment envers la discipline de parti et celle du groupe parlementaire IRD.
Les fondements juridiques de cette requête reposent sur l’article 72 de la Constitution ainsi que sur l’article 37 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui encadrent la procédure de déchéance d’un député. La requête déposée devant la HCC se fonde sur l’une ou l’autre de ces dispositions juridiques.
Ces événements font suite à un discours prononcé par la présidente de l’Assemblée nationale lors d’un événement à Tsimbazaza au cours duquel elle a implicitement critiqué les dirigeants en place, notamment le président de la République.
En réaction à cette requête, Maharavo Ratolojanahary, directeur de cabinet de Christine Razanamahasoa, a souligné que celle-ci avait été exclue du parti « Tanora malagasy vonona » (TGV) depuis le 10 novembre 2023, ce qui, selon lui, invaliderait les motifs avancés dans la requête de déchéance. Toutefois, des éléments supplémentaires de l’article 72 de la Constitution pourraient également être invoqués, notamment la déviation de la ligne de conduite du groupe parlementaire.
Cette situation promet d’intensifier les tensions politiques au sein de l’Assemblée nationale et de susciter un débat animé quant à la légitimité des actions entreprises à l’encontre de la présidente de l’Assemblée nationale.
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