Investir dans L’Eau pour la Paix en Afrique de L’Ouest

1
Investir dans L'Eau pour la Paix en Afrique de L'Ouest
Investir dans L'Eau pour la Paix en Afrique de L'Ouest

Africa-Press – Mali. Kayes, le 16 février 2026 – Les gouvernements de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal, en partenariat avec le système des Nations Unies, ont lancé à Nouakchott le 19 janvier 2026, un projet transfrontalier ambitieux intitulé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». Cette initiative vise à faire de la gestion durable de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays.

À Kayes, une étape clé du processus d’appropriation locale du projet a été franchie aujourd’hui. Faisant suite au lancement officiel tenu à Nouakchott le 19 janvier 2026, les autorités administratives, techniques et coutumières de la région de Kayes, aux côtés de l’UNICEF, de l’OIM et du Fonds pour la consolidation de la paix, se sont réunies pour engager une dynamique locale autour du « Projet d’investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix ». Cette rencontre marque un moment important d’ancrage territorial, visant à adapter les orientations globales du projet aux réalités spécifiques des zones frontalières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Elle offre également une plateforme essentielle pour recueillir les perspectives des acteurs locaux, renforcer la coopération transfrontalière et consolider les initiatives de résilience climatique et de cohésion sociale déjà engagées dans la région.

Financée par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 7 millions de dollars américains, pour les trois pays, soit environ 4 milliards de FCFA – dont 2,5 millions USD pour le Mali. Cette initiative sera mise en œuvre sur une période de 24 mois, sous le leadership du Gouvernement du Mali, conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans les trois pays.

Le projet cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau, dans les régions suivantes: Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), ainsi que Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal).

Le projet bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, entres autres des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant dans les zones frontalières des trois pays. Les interventions prévues, au cours de la mise en œuvre du projet, incluent la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques.

« Le projet que nous lançons aujourd’hui revêt une importance stratégique majeure pour le Mali. En effet, la gestion durable et concertée des ressources en eau dans un contexte de changement climatique n’est plus une option, c’est une nécessité impérieuse, » a déclaré le Représentant du Gouvernement du Mali, Moussa Bilane, lors de la cérémonie de lancement interpays à Nouakchott.

Dans un contexte marqué par la pression démographique et l’intensification des aléas climatiques, les zones frontalières du Sahel sont confrontées à des risques accrus de conflits entre communautés sédentaires et mobiles. En mobilisant l’eau comme point d’entrée stratégique, le projet vise à renforcer la coexistence pacifique, à promouvoir des cadres de dialogue inclusifs et à favoriser une gouvernance partagée des ressources naturelles, avec une attention particulière portée à la participation des femmes, des enfants et des jeunes.

Fruit d’un large processus de consultation approfondi et participatif mené dans les trois pays. Sa mise en œuvre débutera par des consultations communautaires ciblées afin d’affiner les priorités locales, en étroite synergie avec les autorités nationales et locales, les organisations communautaires et les acteurs régionaux, notamment l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), afin de garantir la durabilité des résultats et la cohérence avec les cadres régionaux existants.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Mali, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here