La Russie exploite-t-elle l’Afrique pour ses guerres ? Une ONG fait des révélations choquantes

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La Russie exploite-t-elle l’Afrique pour ses guerres ? Une ONG fait des révélations choquantes
La Russie exploite-t-elle l’Afrique pour ses guerres ? Une ONG fait des révélations choquantes

Africa-Press – Mali. Dans un exposé alarmant fait à la rédaction de Laguinee.info, un responsable travaillant pour l’ONG Fonds de Charité pour la Reconstruction et de le Développement, a révélé une stratégie sournoise de la Russie en Afrique, avec des implications choquantes pour plusieurs pays, dont la Guinée. Selon ses dires, la Russie, par le biais de structures militaires comme le PMC Wagner, recrute des forces locales pour ses opérations, tant en Afrique que dans des zones de conflit comme l’Ukraine.

Contrairement à la Chine, qui préfère une expansion économique, la Russie opte pour une expansion par la force en Afrique. Elle utilise des mercenaires locaux formés et manipulés pour ses propres intérêts géopolitiques. Le bloc Sahel, comprenant le Burkina Faso, le Niger et le Mali, est cité comme exemple où ces tactiques sont mises en œuvre: « La Russie, contrairement à la Chine, ne préfère pas l’expansion économique, mais l’expansion par la force sur le continent africain. Pour ce faire, elle utilise non seulement des structures aussi odieuses que le PMC WAGNER, mais aussi des forces supplétives locales, telles que le BLOC SAHEL (Burkina Faso, Niger et Mali) par exemple. Dans les pays où la Russie a réussi à prendre le contrôle des structures du pouvoir (RCA, Tchad, BURKINA FASSO), sous les auspices d’un département spécial du ministère de la défense de la Fédération de Russie, des formations d’assaut locales sont formées, dont certaines sont ensuite envoyées à la guerre en Ukraine (photo). Dans les pays où il n’y a pas de contrôle russe tangible, des structures de recrutement sont mises en place avec le soutien d’officiers des services secrets russes (FSB) travaillant sous l’égide de l’ambassade. En Afrique centrale et orientale, il s’agit de pays tels que:le Ghana, le Rwanda, le Burundi, l’Uganda, le Congo. »

Plus loin, notre source ajoute la présence de ces pratiques dans les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment: « La Guinée, LA Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone. »

Selon lui, « Le programme de recrutement se déroule en deux étapes. Tout d’abord, les jeunes se voient proposer des emplois dans le secteur de la construction et de l’industrie en Russie. Ces candidats subissent une première sélection à l’ambassade de Russie et les personnes retenues sont transférées dans la Fédération de Russie, où on leur fait une offre beaucoup plus généreuse: s’enrôler comme mercenaires avec une avance de 2000 dollars et des paiements mensuels de 2500 dollars, plus l’assurance, plus la possibilité, à la fin du contrat, d’obtenir la citoyenneté russe pour le combattant et les membres de sa famille. »

Recrutement et formation, l’appât pour attirer les jeunes Africains

Le processus de recrutement commence avec des offres d’emploi en Russie dans le secteur de la construction et de l’industrie. Les candidats sélectionnés sont ensuite incités à devenir des mercenaires, avec des paiements attractifs allant jusqu’à 2500 dollars par mois, une assurance et même la possibilité d’obtenir la citoyenneté russe à la fin de leur contrat, dit-il. Cependant, la réalité est bien plus sombre.

Le véritable sort des mercenaires

En réalité, les mercenaires africains sont traités comme de la « chair à canon ». Après une formation sommaire, souvent de quinze jours seulement, ils sont envoyés sur la ligne de front en Ukraine, où ils servent de boucliers humains pour identifier les positions militaires ukrainiennes. Beaucoup ne survivent pas, d’autres sont capturés ou reviennent blessés et traumatisés: « Ils sont recrutés comme de la chair à canon. Ils ne passent pas plus de quinze jours dans un camp d’entraînement. Ensuite, ils sont transférés vers la ligne de contact en Ukraine. Ils sont formés en groupes d’assaut et jetés, comme des cibles vivantes, sur les positions ukrainiennes afin d’identifier les emplacements de Ukraine militaires et leurs positions de tir ».

Notre informateur souligne que cette exploitation démontre l’hypocrisie russe dans sa prétendue lutte contre le néocolonialisme occidental. Les survivants et ceux jugés « idéologiquement forts » pourraient être redéployés en Afrique pour étendre l’influence russe, exacerbant les tensions locales et le conflit déjà existant: « Certains d’entre eux (s’ils ont de la chance) sont capturés (photo), d’autres meurent sur place et se mêlent à la terre noire ukrainienne, et d’autres encore reviennent blessés et commotionnés. Ils sont guéris et, s’ils ne sont pas estropiés, retournent au combat. Si un mort africain est très « chanceux », il sera enterré dans la Fédération de Russie en tant que héros du SVO – Opération militaire spéciale(photo). À partir des survivants et des personnages les plus « idéologiquement forts » de ce drame, les officiers du FSB prévoient d’organiser des groupes de combat en vue d’un transfert ultérieur vers les territoires africains afin d’y étendre leur influence. C’est là tout l’arrière-plan du bluff russe sur la lutte contre le néocolonialisme occidental ! La question se pose de savoir si nous avons besoin de tels « combattants » en Guinée. Mais c’est le sujet d’une autre histoire… », ajoute-t-il.

Face à ces révélations troublantes, la question de l’implication de tels « combattants » en Guinée se pose avec urgence. Cette pratique met en péril la sécurité et la stabilité régionales, nécessitant une vigilance accrue des autorités et une action internationale concertée pour contrer cette menace.

En attendant, la Guinée et d’autres nations africaines doivent rester vigilantes face à cette nouvelle forme de néocolonialisme déguisé, mettant en jeu la souveraineté et la sécurité de tout un continent.

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