Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) : Le rapport du BVG ne mentionne ni détournement, ni malversation financière

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Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) : Le rapport du BVG ne mentionne ni détournement, ni malversation financière
Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) : Le rapport du BVG ne mentionne ni détournement, ni malversation financière

Africa-Press – Mali. Suite à une mauvaise interprétation des rapports du Bureau du Vérificateur général, ou dans le but de porter atteinte à l’honneur de paisibles responsables, certaines personnes n’hésitent pas à déformer les contenus de ce document. C’est le cas à l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC). Dans ce rapport, contrairement à certaines informations véhiculées, il n’est mentionné ni détournement, encore moins de malversation. Seulement, des personnes mal intentionnées et manipulées veulent à tout prix en faire un faux chou-gras.

Le Bureau du Vérificateur général, dans sa mission de vérification des services publics, a effectué une mission à l’ANAC en novembre 2020. Cette mission de vérification a concerné les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans ce rapport publié en septembre 2021, il ressort 343 730 565 FCFA qualifiés d’irrégularité financière. Et depuis, certains ont sauté sur ses chiffres en donnant leur propre interprétation des faits, contraire à la version du rapport. Un autre scandale qui interpelle le Bureau du Vérificateur qui, au cours d’une formation des hommes de médias sur l’exploitation des rapports, a insisté sur l’usage des propos. En faisant une bonne lecture de ce rapport, le montant global est réparti comme suit : créances non recouvrées : 221 747 058 FCFA ; pénalités de retard non retenues 112 188 507 FCFA ; frais et indemnités de déplacement non justifiés : 9 795 000 FCFA, d’où un total des 343 730 565 FCFA.

Concernant les créances non recouvrées, il s’agit principalement de redevances perçues par des compagnies aériennes et non reversées à l’ANAC ou des prestations faites par l’ANAC et non soldées par des exploitants aériens. Sur les 221 747 058 FCFA, la compagnie aérienne de droit français, Aigle Azur subitement partie en faillite en 2019 doit à elle seule 201 227 058 FCFA. L’ANAC, à travers des services d’huissiers commis, figure parmi les créanciers reconnus par le liquidateur. Les références de cette reconnaissance sont disponibles à l’ANAC. Pour l’ensemble de ces créances, des actions d’huissiers ont été et continuent d’être entreprises pour leur recouvrement. Des documents de preuve attestent cette thèse.

En ce qui concerne les pénalités de retard non retenues de 112 188 507 FCFA, elles portent sur des travaux terminés dont la réception technique a été faite sans réserve par l’ANAC et les bureaux de contrôle en présence des entreprises concernées. Le BVG, ne reconnaissant pas la réception technique prononcée, a estimé que des pénalités doivent être comptabilisées jusqu’à une réception provisoire, même si les délais entre la réception provisoire et la réception technique n’incombent pas à l’entreprise. Pour l’ANAC, dès lors qu’une réception technique est prononcée sans réserve et que l’entreprise demande une réception provisoire, il n’y a pas lieu d’appliquer des pénalités pour un retard qui ne lui est pas imputable. Surtout dans une zone où la sécurité n’était pas au beau fixe.

Pour les hébergements non justifiés estimés à 9 795 000 FCFA, le BVG a fait référence à une décision de performance du directeur général de l’ANAC qui exige des reçus d’hébergement après chaque mission. Ces reçus qui n’ont été demandés explicitement par la mission selon les informations que le jour du contradictoire, au BVG sont disponibles à l’ANAC.

Outre ces trois constatations qualifiées d’« irrégularités financières » par le BVG, six autres constatations qualifiées d’irrégularités administratives ont été formulées par le même rapport.

Des agents administratifs d’appui, récupérés à l’ANAC à la trousse du DG Très rigoureux dans le travail, M. BA est contre la médiocrité, l’interventionnisme et ne trempe pas dans des affaires frauduleuses.

Pourquoi tant d’acharnement contre le directeur Oumar Ba ? Qui en veut à l’honneur de ce cadre valable ? Est-il victime de sa rigueur ? Selon nos investigations, il ressort que certains agents dont nous tairons l’identité, en veulent bien au directeur général, Oumar Ba. Ceux-ci ne sont d’autres que des agents administratifs d’appui, récupérés à l’ANAC suite à des interventions. Nos investigations certifient qu’ils ont tous des antécédents financiers. Certains auraient fait l’objet d’ordres de recettes établies par l’ANAC à la suite de malversations financières constatées, tandis que d’autres ont été purement et simplement licenciés par l’ASECNA pour des forfaitures. Nous y reviendrons plus en détails dans d’autres chapitres. Drissa Togola Oumar Ba, DG ANAC : bio-express

Natif de Bandiagara, M. BA est de la grande et respectée famille toucouleur du Mali. De par ses origines et de son éducation, il est d’une sobriété légendaire. Discret, il n’aime pas se faire voir. Il déteste un peu les honneurs c’est ce qui fait qu’on a entendu très peu parler de lui. Travailleur exemplaire, il est l’un des rares cadres maliens qui travaillent 7 jours sur 7 et qui reste tard au bureau. Pour lui, pas besoin de rendez-vous pour le voir. Il a horreur de faire attendre les usagers. Sa promptitude a fait de lui, un cadre technique studieux, compétent, apprécié par sa hiérarchie. Il est profondément attaché à son pays. Après de brillantes études primaires et secondaires dans sa ville adoptive de Mopti, M. BA renonce à une bourse d’excellence pour s’inscrire à l’École nationale d’Ingénieurs du Mali (ENI) d’où il sort en juin 1995 avec un diplôme d’ingénieur du Génie industriel, option énergétique. Tenez-vous bien, avec une moyenne de cycle de 15,85 / 20 (de 1ère à la 5ème année), il fait une pause de quelques semaines après les études avant de commencer une remarquable carrière. DUPE SA (octobre 1995 à mai 1996), BRAMALI-SA (mai 1996-octobre 1999) et ANAC depuis octobre 1999.

Pour bien s’assurer une carrière aéronautique, il retourne encore à l’école d’où il sortira plus performant que précédemment avec un diplôme d’ingénieur d’Études et d’Exploitation de l’Aviation civile, option Navigation aérienne (IEEAC/NA) à l’Ecole africaine de la Météorologie et de l’Aviation civile (EAMAC) du Niger. Pour ses qualifications d’inspecteur d’aviation civile, d’instructeur de l’Organisation de l’Aviation civile internationale et d’enquêteur technique, M. BA a fait plusieurs stages aux Etats-Unis d’Amérique, en Europe et en Afrique.

En 2008, il renonce à une carrière internationale au profit de son pays qui venait d’être inscrit sur la liste noire par l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) avec à l’appui, la suspension des vols de toutes les compagnies et sociétés de transport aérien du Mali, suite à un audit qui créditait le Mali de seulement 24 % de conformité.

Grâce à l’engagement de M. BA, directeur technique à l’époque qui constitua autour de lui une équipe de jeunes ingénieurs talentueux, le défi a été relevé au bout de six mois après la reprise de tous les règlements et procédures régissant l’aviation civile au Mali, avec la re-certification de toutes les compagnies initialement mises au sol et la mise en place d’un programme fiable de surveillance des exploitants du Mali.

Après plusieurs missions d’audit de l’OACI, le Mali a enregistré en 2015 un taux de conformité de près de 74 %. Ce qui lui a valu un certificat de reconnaissance du président du Conseil de l’OACI décerné en marge de la 39ème Assemblée de l’OACI tenue en septembre 2016 à Montréal. Et depuis, le Mali est dans le peloton de tête dans la région Afrique-Océan Indien. Dans la même lancée, le Mali sera parmi les premiers pays africains qui ont normalement certifié un aéroport international. L’Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou a été certifié conformément aux standards OACI dès octobre 2017.

Sur les orientations des plus hautes autorités et sous l’impulsion de l’actuel ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko qui entend relever des défis, le secteur aérien malien travaille à la création d’une compagnie aérienne nationale viable. Une étude sera lancée à cet effet au premier trimestre 2022. L’ANAC sera au centre de ce chantier qui tient à cœur à tous les Maliens. Grâce à ces performances soutenues et à l’engagement personnel du DG de l’ANAC supplié par une équipe de jeunes ingénieurs qualifiés, le Mali bénéficie d’une grande crédibilité auprès des instances aéronautiques internationales dont, entre autres, l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI), Commission africaine de l’Aviation civile, Autorités africaine et malgache de l’Aviation civile, ASECNA, et des autorités d’aviation civile sœurs de la Région Afrique-Océan Indien. Très effacé du public, mais très connu dans son monde, M. BA est beaucoup apprécié par le monde aéronautique surtout dans la sous-région. D.T

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