Soutien à la Transition : Le Président du RDS entre contradictions et contre-vérités !

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Soutien à la Transition : Le Président du RDS entre contradictions et contre-vérités !
Soutien à la Transition : Le Président du RDS entre contradictions et contre-vérités !

Africa-Press – Mali. Dans une déclaration interpellative à l’adresse du Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, le Président du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS), tout en affirmant « soutenir la Transition », se perde en conjectures en tentant de remettre tout en cause, et même en dressant de pires scenarios pour le Mali ! Le comble, il va jusqu’à demander à Choguel de présenter des excuses pour avoir qualifié ceux qui crient aujourd’hui à la tenue des élections d’ « apatrides »… Dans la déclaration qui suit, Younouss Hamèye Dicko se confond plutôt dans des contradictions et contre-vérités qui, sommes-toutes, renvoient à la nature du soutien qu’il prétend apporter à la Transition ! Lisons plutôt, les commentaires suivront !

« Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (R.D.S.), parti historique malien de la SOLIDARITE suit, avec une attention soutenue, les évènements et les évolutions de la Transition dont la durée a été fixée à 18 mois par le peuple malien en accord avec la CEDEAO, l’UA et la Communauté Internationale. Et tout particulièrement le R.D.S. scrute ce DERNIER SEGMENT DE LA TRANSITION.

Le R.D.S. constate avec regret que ce dernier segment de la Transition est le plus exclusif de tous les régimes maliens connus y compris celui du Président Modibo Kéïta disparu en 1968.

En son temps, le Président Carter des Etats-Unis est venu au Mali, à un moment où la fragile et jeune démocratie malienne, sous le Président Alpha Oumar Konaré, allait subir le même sort que le régime du Président Moussa Traoré. Monsieur Carter nous a indiqué que dans les pays à institutions faibles, même une assemblée nationale ” démocratiquement ” élue ne représente pas toutes les tendances du peuple et les partis politiques hors assemblée nationale peuvent facilement faire tomber un régime. C’était ainsi que le Président Alpha dont le parti avait une écrasante majorité à l’Assemblée Nationale, forma en 1997 un Gouvernement d’Union Nationale, sauvant ainsi son régime, la démocratie et le Mali.

Il est donc surprenant qu’aujourd’hui, une petite fraction du peuple engage, seule, la nation malienne dans une aventure, dont les risques peuvent être désastreux pour le pays. Excellence, Monsieur le Premier ministre, le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité, vous interpelle très respectueusement, alors qu’il est encore temps, d’écouter les voix de l’intelligence et de la sagesse. Membre fondateur de l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), le R.D.S. est le premier parti politique à proclamer son soutien à la Transition pour sa bonne réussite pour le Mali. Au sein de l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), le R.D.S. n’a cessé d’œuvrer pour mettre en valeur les efforts de la Transition, à un moment où nul parti et nul regroupement politique n’osaient le faire ! Le seul salaire du R.D.S. reste la sauvegarde et la traversée heureuse du Mali pendant cette période de la transition de 18 mois. Nous avons donc droit au respect, à la considération et à l’écoute du gouvernement de transition.

Le R.D.S., sans faiblesse continuera à soutenir la Transition pour la sauvegarde du Mali, tout en restant fidèle à ses principes de parti de vérité et d’adversaire de la politique-mensonge.

A) DES ASSISES NATIONALES DE LA REFONDATION (ANR).

– Nous avons ainsi constaté la mise sous le boisseau de la presque totalité des processus de la Transition, en attendant les conclusions des ANR. Cela implique, sans équivoque, un ralenti du processus entier de la Transition et SURTOUT DU RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL NORMAL.

– De même, nous constatons que la PREPARATION DES ANR A ETE TOTALEMENT EXCLUSIVE, CAR LE R.D.S, COMME TOUS LES PARTIS QUI ONT DES OPINIONS A EXPRIMER, ONT ETE SOIGNEUSEMENT ECARTES DES ATELIERS, DU PANEL DES HAUTES PERSONNALITES ET DE LA COMMISSION D’ORGANISATION DES ANR.

– Malgré tout cela :

. Le R.D.S. ne saurait cautionner la politique de la chaise vide.

. Etant investi et responsable par et envers le peuple malien, le RDS ne saurait laisser un évènement décider de l’avenir des Maliens sans en être partie prenante et sans veiller aux intérêts de notre nation.

. Ainsi, le R.D.S., réitère, en cas d’invitation, sa décision de participer aux Assises Nationales de la Refondation pour sauvegarder et veiller aux intérêts supérieurs du peuple malien.

B) DES ÉLECTIONS.

Hier, nous avons entendu que ” les élections ne sont pas la priorité “. Nous avons considéré qu’il s’agit de l’expression d’une volonté politique de prolonger la durée de la Transition. Aujourd’hui, nous enregistrons avec inquiétude l’insulte grossière qu’un politicien a osé faire à sa propre nation en disant que ” CEUX QUI VEULENT LES ELECTIONS, SONT DES APATRIDES ” ! On peut penser que la langue a fourché et que la parole a devancé la pensée ! Le R.D.S. prie fraternellement l’auteur de bien vouloir présenter ses excuses à ses frères et sœurs, à ses pères et mères qu’il a lourdement offensés.

– Oui, le R.D.S. prie intensément le Premier ministre de bien vouloir écouter ceux qui se battent pour la réussite de la Transition, en allant immédiatement et avec célérité aux élections. Selon les analyses du R.D.S., il est clair que malgré les échafaudages ” d’experts “, les élections ne peuvent pas se tenir en février 2022, puisque les ANR sont convoquées sciemment en décembre pour empêcher tous les délais qui pourraient permettre la tenue des élections à date. Depuis Décembre 2020, le R.D.S., après étude de la situation, a proposé d’envisager une rallonge de deux (2) mois pour la Transition ; cela permettra d’organiser les élections en fin Avril 2022. Nous maintenons cette proposition.

C) DU FRONT SOCIAL.

Après un semblant de Paix sociale avec des accords passés avec l’UNTM, force est de constater la désintégration du restant de confiance qui subsistait entre les 65.000 enseignants de l’enseignement primaire du Mali et le Gouvernement.

Le R.D.S. constate une flambée rare des prix de denrées de première nécessité. Le R.D.S. constate un enchevêtrement du pouvoir judiciaire, législatif et exécutif.

Le R.D.S. invite le Gouvernement de la Transition à reprendre sans délais les négociations avec les enseignants en ayant le courage d’admettre leurs droits acquis et de régler la situation de plus de 1300 écoles fermées ; à baisser les prix des denrées alimentaires de première nécessité ; à assurer la sécurité du grenier malien (l’Office du Niger), de nos agriculteurs et éleveurs et à laisser la Justice malienne travailler en Paix pour le BIEN du PEUPLEMALIEN !

D) DE LA CEDEAO.

Nous prenons acte des mesures prises par la CEDEAO. Le R.D.S. remercie la CEDEAO pour son accompagnement du Peuple malien dans les épreuves que nous traversons, mais rappelle à nos amis et voisins que notre PEUPLE SOUVERAIN n’acceptera aucune INGÉRENCE de quiconque ni aucune mesure mettant en danger notre Transition vers une nouvelle dynamique pour notre Patrie.

Enfin, le R.D.S. estime que toute transition politique est fragile et ne peut souffrir d’aucune lenteur. Les Autorités sont entreprises par des sirènes aux chants mélodieux, envoutants et ensorcelants. Mais les sirènes sont des démons marins qui poussent le timonier à aller fracasser, lui-même, son bateau sur des rochers et subir un naufrage fatal » !

Comme on peut le constater, il y lieu de se demander sur la sincérité du soutien du RDS, tant il est faux que de constate que le dernier segment de la Transition est le plus exclusif de tous les régimes maliens, connus y compris celui du Président Modibo Kéïta… En effet, tous les Maliens se reconnaissent aujourd’hui dans le travail en cours que font les autorités de la Transition. C’est aussi une contre-vérité que d’affirmer que « une petite fraction du peuple engage, seule, la nation malienne dans une aventure, dont les risques peuvent être désastreux pour le pays ».

C’est même une insulte faite au peuple malien que de dire que ceux qui sont aujourd’hui aux affaires ne constituent qu’une « petite fraction du peuple », pour qui se rappelle encore des mobilisations du peuple malien, regroupé au sein du M5-RFP, pour qu’on en soit là aujourd’hui. Dès lors, on s’interroge sur quelle autre voix de l’intelligence et de la sagesse, le Président du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité, invite le Premier ministre à écouter, à moins qu’il ne soit dans une mégalomanie l’amenant à se prendre ou à prendre le RDS comme le centre de la terre !

Enfin, comment qualifier aujourd’hui des maliens, ou des gens qui prétendent être des maliens, qui continuent de distraire le vaillant peuple du Mali, engagé dans la voie de refondation et de la reconstruction de leur pays, en appelant à la tenue des élections pour février 2022, soit dans quatre mois ? Que ceux-ci soient qualifiés d’apatrides, en quoi cela offusque-t-il quelqu’un qui prétend soutenir la Transition ? Et si le Président du RDS nous disait plutôt ce qu’il veut ?

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